Aller au contenu principal
Société & Culture

Éducation : Quid de l'arbitrage du chef de l’État ?

Brice Clotaire Oligui Nguema, président du Gabon

La crise qui secoue le secteur de l’Éducation s’installe désormais dans une zone de blocage préoccupante. Alors que les autorités avaient misé sur un apaisement après l’annonce de mesures de régularisation administrative et de paiement progressif de rappels de solde, le front syndical a opté pour une ligne plus dure.

Preuve, réunis en assemblée générale le week-end dernier, les principaux syndicats et le collectif "SOS Éducation" ont rejeté les dernières propositions gouvernementales et maintenu la suspension des cours, faisant planer la menace d’une paralysie prolongée du système scolaire.

L’atmosphère sur le terrain est marquée par la tension et la défiance. Les enseignants réclament la satisfaction complète de leurs revendications et dénoncent des réponses jugées partielles et sans garanties. Face à cela, le dialogue engagé à travers les cadres de concertation officiels peine à produire des avancées concrètes, laissant s’installer un sentiment d’impasse.

C’est dans ce contexte que l’arbitrage du président de la République est de plus en plus sollicité. Pour de nombreux acteurs, seule une intervention directe du chef de l’État, chef du gouvernement, pourrait relancer la dynamique du dialogue, fixer un cap clair et imposer des engagements vérifiables.

L’attente est forte, car il s'agit de restaurer la confiance entre l’administration et le corps enseignant, afin que la grève actuelle ne se transforme en crise éducative durable.

Car au-delà des revendications salariales et administratives, c’est l’avenir des élèves qui est en jeu. Chaque journée sans cours creuse davantage les inégalités entre enseignement public et privé, et fragilise les familles les plus modestes.

Pilier du développement national, l'école gabonaise se retrouve aujourd'hui au coeur d’un bras de fer dont l’issue dépend désormais d’une décision politique au plus haut niveau.

Tous les regards sont désormais tournés vers le chef de l’État, dont l’arbitrage est attendu comme possible point de bascule vers une sortie de crise.

random pub

L'Union Sport
Petites Annonces
https://www.union.sonapresse.com/form/contact
image
Logo