La Société d'exploitation du Transgabonais (Setrag) a signé, jeudi, deux conventions avec le ministère des Eaux et Forêts, l’ONG Conservation Justice et la Comilog, pour renforcer la protection de la biodiversité et réduire les conflits entre les activités ferroviaires et la faune sauvage. Ces accords traduisent une volonté commune de concilier le développement des transports, la sécurité et la préservation des écosystèmes.
Dans un contexte où le réseau ferroviaire traverse des zones à forte valeur écologique, la Setrag entend assumer sa responsabilité environnementale. Son directeur général, Christian Magni, a rappelé que "cette proximité avec des territoires riches en biodiversité nous impose de concilier nos activités de transport avec la préservation de la faune et des écosystèmes". La première convention, dédiée à la lutte contre le braconnage et le trafic des produits de la faune, prévoit des patrouilles, des formations et des actions de sensibilisation, pour un engagement financier estimé à près de 283 millions de FCFA sur cinq ans. La seconde vise à réduire les collisions entre trains et grande faune, notamment les éléphants, grâce à des solutions techniques et des projets pilotes, pour un budget global d’environ 400 millions de FCFA sur la même période.
Au-delà des investissements, l’enjeu est également climatique. Le directeur exécutif de Conservation Justice, Luc Mathot, a souligné que "les forêts du Gabon captent des quantités de carbone équivalentes aux émissions de plusieurs dizaines de millions de véhicules chaque année".
Pour sa part, le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a insisté sur la nécessité d’aligner conservation et croissance. "La biodiversité est un tout complexe. Protéger la faune, réduire les collisions et améliorer les conditions de vie des populations doivent aller de pair".
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