Alors que l'actualité nationale est actuellement dominée par la grève qui paralyse le système éducatif, voilà que du côté de la santé, via les agents réunis au sein du collectif “Urgence Santé”, l’on brandit la menace d'un éventuel débrayage.
Preuve, mercredi, les agents issus de toutes les structures sanitaires et de toutes les catégories professionnelles (sages-femmes, infirmiers, brancardiers, personnel de la main d’oeuvre non permanente), se sont retrouvés en assemblée générale, tenue dans l'enceinte du Centre hospitalier universitaire de Libreville (Chul), en vue de retenir les points de revendications à consigner dans leur cahier à soumettre à la nouvelle ministre de la Santé, Pr Nkana Ayo-Bivigou.
Ils déplorent les conditions de travail et de vie. Revendiquent ainsi : la régularisation immédiate de toutes les situations administratives (avancements, titularisations et reclassements) des agents ; l'intégration et la mise en solde des actes administratifs ; le recrutement des sortants des écoles de formation en santé ; le paiement intégral des rappels ; les arriérés et autres primes dues.
Ainsi que la mise en place d'un plan d'urgence national pour le plateau technique, et d'une commission de suivi paritaire. La gratuité des soins pour les agents et leurs ayants droit, la mise en stage effectif après 10 ans de service, la réforme des avantages sociaux et la carrière de la Main-d’oeuvre non permanente (Monp).
Sans oublier le renforcement des infrastructures qui fait également défaut.
“Plusieurs maux minent notre secteur. Nous avons donc décidé de revendiquer nos droits. Il y a des agents sans salaires, et certains sortants d'écoles sont à la maison faute d'affectations”, a confié la porte-parole d'"Urgence Santé", Marie Blanche Ntolo Esso.
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