L'annonce de la reprise des cours pour hier jeudi 15 janvier 2026 par une partie du collectif ''SOS Education'' s’est révélée être un leurre à Lambaréné et dans ses environs.
Dans les établissements scolaires de la ville sillonnée hier par les reporters de L'Union, aucune effervescence n’a été observée. Seuls quelques élèves, espérant une reprise des cours, ont fait le déplacement avant de rebrousser chemin face à l’absence de leurs enseignants.
Si les personnels administratifs étaient bel et bien présents à leurs postes, les activités pédagogiques elles, n’ont tout simplement pas eu lieu.
La base enseignante locale fustige une décision prise sans concertation, dans laquelle elle affirme ne pas se reconnaître. Bien au contraire, elle annonce désormais s’inscrire dans une dynamique collective plus large.
"Ce qui se fait sans nous est contre nous. Nous avons été profondément déçus par les fondateurs de SOS Éducation. Nous poursuivons la grève et, cette fois-ci, avec le Collectif des enseignants précarisés du Gabon", a confié Emmery Mavioga, enseignant d’anglais, visiblement amer.
À Lambaréné, le bras de fer entre les autorités éducatives, les syndicats et la base enseignante semble donc loin de connaître son épilogue, laissant planer une incertitude persistante quant à une reprise imminente des cours. Rappelons que le nouveau mouvement, ‘‘Collectif des enseignants précarisés du Gabon", tiendra son assemblée générale ce samedi 17 janvier 2026 à la DAP du Moyen-Ogooué.
random pub
