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Faits divers & Justice

Affaire Junior Xavier Ndong-Ndong : verdict le 19 janvier 2026

 Junior Xavier Ndong-Ndong, président des rites et traditions du Gabon

Le 25 du mois dernier, lors d'une sortie médiatique, il annonçait la préparation d'un coup d'État au Gabon, en même temps qu'y serait perpétrée une série d'enlèvements d'enfants et de crimes rituels. Dénonçant aussi "la chasse gardée que constituent les administrations financières pour certaines ethnies du pays". Ses avocats, Mes Sostène Eyi Mvé, Hugues Boguikouma et Francis Nkéa, ont soulevé des vices de forme dans la procédure de ce dossier, notamment que les OPJ n'ont pas tenu informé le parquet. Une entorse qui doit entraîner la nullité de cette procédure, selon eux. N'étant pas de cet avis, le parquet a récusé cet argument. Estimant que les OPJ peuvent le saisir d'office, et "pas forcément par écrit".

L'autre observation des avocats porte sur "la complexité de ce dossier qui n'a pour élément qu'une clé USB de cette conférence de presse".

"Mme le président, dans ce dossier, il n'y a que la clé USB, et on vous demande de rendre une décision de justice sur la base de cette clé qui renvoie à une vidéo que vous n'avez même pas visionnée. Où sont les images de cette vidéo pour que l'on puisse en débattre en toute connaissance de cause ? Vous ne pouvez pas vous en tenir aux seules déclarations des OPJ, la procédure est viciée", a argué Me Nkéa. Le procureur veut aller à l'essentiel : "M. Ndong-Ndong, avez-vous tenu les propos selon lesquels un coup d'État était en préparation au Gabon et qu'une filière béninoise y était bien active ? Avez-vous indexé certaines ethnies du Gabon qui se sont accaparées des régies financières ?"

"M. le procureur, je l'ai dit et j'assume mes propos", répond le prévenu. Ajoutant que "je n'assume pas la compréhension que les autres en ont fait, ces propos ayant été tronqués. Ceux qui étaient à la manoeuvre ont choisi les morceaux et les sortir du contexte initial".

Ce que corrobore Me Nkéa : "Pour une conférence de presse, il n'y a qu'à peine quelques minutes. Pourquoi avoir sélectionné ces seuls passages ?"

Sur le trouble à l'ordre public, les avocats n'en voient aucun. "Quelles sont les conséquences de ces propos ? Dans quels quartiers ou coins du Gabon des personnes se sont-elles levées à cause de ces paroles ? Est-ce que dire que certaines ethnies se sont accaparées des régies financières est destiné à semer la haine parmi les communautés du Gabon ?", s'est-il interrogé. Dans sa plaidoirie, le conseil a estimé que "le maître des poursuites ayant vacillé sur son accusation en requalifiant l'infraction en "diffusion de fausses nouvelles ", c'est que "l'accusation ne repose sur aucun fait réel, il y a lieu de le relaxer".

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