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Chroniques

[Mots pour Maux]-Décadence !

Christian G. KOUIGA , Responsable Rubrique - Société et Culture & Enquêtes et reportages à L'Union

Chaque âge a ses plaisirs et chaque époque ses réalités. Preuve, à mesure que les années défilent et que les temps passent, une réalité s'invite et s'impose : les meilleures époques semblent derrière nous. Celles, certes archaïques, nous dira-t-on où la fièvre ou les maux de ventre ne résistaient point à la nivaquine ou à la flavoquine. Où la toux disparaissait après la prise de “Terpone” et les maux de tête une fois avalé un comprimé d'Aspro, etc. Une époque lointaine où la baguette de pain coûtait à peine 50F. Où l'hôpital était pris en charge, où les enfants étaient vaccinés gratuitement et où les maladies endémiques avaient des hôpitaux dédiés dans nos chefs-lieux de provinces. Où manger moins cher et à sa faim n'était pas une vue de l'esprit, mais une réalité. Où le transport coûtait moins cher avec «Sotravil».

Mais ce ne sont plus que des lointains souvenirs. Ceux des générations 60 jusqu'à 80, qui savaient formuler ou écrire une phrase sans la moindre faute. Où être patriote était un devoir et le respect des institutions un réflexe.

Mais aujourd'hui, tout est décadent. Les valeurs culturelles, fierté identitaire, sont bafouées sur l'autel d'un certain modernisme.

Au centre de cette déchéance, un principal accusé : le téléphone. Facteur adjuvant des réseaux sociaux. Le téléphone est l'intime par excellence. Le confident qui sait tout de nous. L'absolu messager qui s'indigne de nos faiblesses et bêtises, mais qui nous incite à la fois à en commettre sous le sceau d'une certaine “confidentialité” qui finit toujours par nous rattraper. Par nous trahir.

Sans lui, la vie est routine et ennuyeuse. Car il rend d'énormes et d'innombrables services dans les recherches et les découvertes. Mieux, il facilite la communication. Réduisant ainsi les distances. À l’inverse, c'est aussi à cause de lui que notre jeunesse et des séniors qui ont du mal à s'en accommoder, s'écroule. Sous nos yeux impuissants

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