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Chroniques

[Miroir du gouvernement]-Principe bafoué ?

Juste KOMBILE MOUSSAVOU, journaliste, Responsable Rubrique - Politique à L'Union

"On recrute sans tenir compte des autorisations, des plafonds budgétaires autorisés en termes de recrutement. Et ce n'est pas juste. On ne peut pas continuer à mettre l'État dans une situation de régularisation, de recrutement de personnel. Normalement, un personnel recruté dans le cadre des autorisations d'emploi devrait trouver un poste budgétaire pour le rémunérer".

Ces mots lâchés par le ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, Marc Abeghe, le 12 février dernier, sur les antennes de Gabon 1re révèlent, à eux seuls, les carences qui entourent la gestion des ressources humaines dans l'administration publique depuis de nombreuses années, conséquence des pratiques et dérives entretenues par plusieurs responsables des départements ministériels compétents.

Une fois promus, davantage soucieux de préserver leurs intérêts que de bâtir une administration performante, ils s'empressent à caser parents, amis et autres soutiens politiques. Les réformes, visant à moderniser la gestion des agents de l'État à travers l'institutionnalisation des directions centrales des Ressources humaines (DCRH) dans chaque département ministériel, ne sont visiblement pas parvenues à freiner ces dysfonctionnements.

Tous les spécialistes vous le diront, le recrutement à la Fonction publique obéit à une logique simple : un besoin identifié, un poste créé, un crédit budgétaire ouvert. Ce principe garantit non seulement la cohérence administrative mais aussi la soutenabilité financière. Lorsqu'il est bafoué, les conséquences ne tardent pas à se manifester et, malheureusement, les situations deviennent difficilement gérables.

Le gouvernement se retrouve confronté à des rappels de solde à n'en plus finir, des régularisations coûteuses et des tensions de trésorerie. Les agents, eux, font face à une longue et interminable attente en vue de leur intégration effective. Au milieu de tout cela, la qualité du service public pâtit. Car, frustrés, les agents n'ont véritablement pas le coeur à l'ouvrage.

C'est dire que le respect de la chaîne planification, budgétisation, recrutement, est un impératif de bonne gouvernance. L'efficacité de l'administration publique est à ce prix. À l’évidence, au vu des enjeux actuels et à venir, l'État ne peut plus se permettre de se passer d'une gestion rigoureuse de ses ressources humaines conforme aux règles et principes en la matière.

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