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Société & Culture

Médicaments en ligne : le Gabon veut mettre fin à l'anarchie

Photo de famille au terme de l’ouverture des travaux.

Un clic, une commande, un colis : au Gabon, acheter un médicament sur internet est devenu aussi simple qu'acheter une paire de chaussures dans un marché. Pourtant, derrière cette facilité se cache souvent un danger mortel.

Faux médicaments, doses trafiquées, conseils inexistants : le marché en ligne échappe à tout contrôle et devient une menace de santé publique.

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La problématique nécessite un encadrement. C'est dans ce souci que, hier, le ministère de la Santé via l'Agence Nationale du Médicament et des Autres Produits de Santé (ANMAPS), avec l'appui de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a réuni, dans un hôtel de Libreville, institutions, pharmaciens, société civile et acteurs du numérique aux fins de doter enfin le pays d'un cadre réglementaire.

En effet, jusqu'à ce jour, aucun texte n'interdit ni n'autorise la vente en ligne de médicaments. Un vide juridique dont profitent les trafiquants sur les réseaux sociaux. Pendant ce temps, le Code de la santé réserve la vente aux seuls pharmaciens.

"Le médicament n'est pas un produit de consommation ordinaire", a martelé la ministre de la Santé, Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, non sans alerter sur les produits falsifiés, l'absence de conseil, les erreurs d'utilisation et les circuits incontrôlables.

Trois chantiers sont désormais lancés : sécuriser la vente, la traçabilité et la livraison ; renforcer les contrôles et les sanctions ; sensibiliser la population à ne jamais acheter chez un vendeur non autorisé. "Notre défi n'est pas de freiner le progrès, mais de l'encadrer", a précisé la ministre. Le futur texte est en gestation. Un sursaut vital pour protéger les populations.

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