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Chroniques

[La Semaine] - Savoir raison garder !

Anicet Magloire ONDOUBAS, Rédacteur en chef adjoint | Éditorial à L'Union

Outre la réunion du Conseil des ministres et la situation dans le monde éducatif, l'actualité au cours de la semaine qui s'est achevée hier a également été marquée par la rencontre de plusieurs partis politiques se réclamant de l'opposition. Il s'agit, entre autres, d'Ensemble pour le Gabon (EPG) d'Alain-Claude Bilie-By-Nze, de Réappropriation du Gabon, de son indépendance pour sa reconstruction (REAGIR) de Michel Ongoundou Loundah, de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) de Vincent Moulengui Boukosso, du Parti pour le développement national (PDN) de Pierre Mapiga.

Dans l'ensemble, on retiendra que cette rencontre tenue à Akanda, s'inscrit dans la volonté de ces acteurs politiques de mettre sur pied une plateforme commune pour faire face à la situation sociopolitique actuelle, qu'ils jugent, à tort ou raison, "préoccupante". Dans tous les cas, sans présager de l'issue de cette démarche, notons que le président du Parti national pour le travail et le progrès (PNTP), Jean-Rémy Yama, qui a accordé un mini-entretien à L'Union récemment, dit voir cette initiative d"'un bon oeil". En tout cas, pour son rayonnement, la démocratie gabonaise, toujours en construction, gagnerait à avoir une opposition structurée, responsable et bien organisée...

Revenant sur la situation dans l'Éducation nationale, il faut rappeler que le 25 février 2026 était une date très attendue par les enseignants. Et pour cause, c'était l'échéance arrêtée dans le protocole d'accord quant à l'aboutissement de leurs revendications, surtout par rapport à celles devant entraîner un effet solde. Les agents de l'Etat étant payé chaque 25 du mois.

On ne reviendra pas sur la petite cacophonie enregistrée au niveau de la communication gouvernementale. Entre ceux qui annonçaient une panne technique ayant empêché de tenir l'engagement relatif au paiement de certains enseignants et ceux qui disaient que malgré tout, l'obstacle avait été surmonté grâce aux instructions exceptionnelles du chef de l'État. D'où la procédure de mise sous bons de caisse.

D'une manière générale, et à en croire la majorité des enseignants présents à l'assemblée générale de "SOS Éducation la base" samedi, le gouvernement a tenu parole. Même si des manquements ont été relevés, mais les avancées notées témoignent de la volonté des pouvoirs publics de satisfaire les acteurs du monde éducatif. Ce qui, a priori, devrait convaincre les enseignants encore hésitants à croire en la détermination des autorités, surtout celle du chef de l'État Brice Clotaire Oligui Nguema, et accepter de mettre de l'eau dans leur vin. L'enjeu étant capital, car il s'agit de l'avenir de nos enfants voire de notre pays.

Oui, les revendications sont légitimes. Oui, le gouvernement a posé des actes considérables en très peu de temps et s'engage à poursuivre dans cet élan pour sortir définitivement de cette crise qui paralyse l'école gabonaise depuis plusieurs mois. Ces deux réalités devraient conduire les uns et les autres au principe selon lequel dans toute chose, il faut savoir raison garder. L'enjeu ici ne le recommande-t-il pas ?

En ce qui concerne la réunion du Conseil des ministres, on soulignera que ce rendez-vous a été sanctionné par l'adoption de plusieurs ordonnances dont celle, très attendue, relative à l'organisation des réseaux sociaux dans notre pays. Leur suspension depuis plus d'une semaine a déjà causé des dégâts surtout chez ceux qui ont bâti leurs activités économiques autour de ces outils.

Vivement que ces textes adoptés en Conseil des ministres aboutissent le plus tôt possible, surtout avec la session ordinaire du Parlement qui s'ouvre aujourd'hui. Au moins ceux qui choisiront d'abuser des réseaux sociaux sauront ce qu'ils encourent comme risques.

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