Le chef de l'Etat a effectué une visite officielle dans les Émirats arabes unis, en milieu de semaine passée jusqu’au week-end. Un séjour jugé fructueux et sanctionné, entre autres, par la signature de plusieurs mémorendums d'entente dans les secteurs des mines, du numérique, des transports et de la logistique.
D'aucuns espèrent que cette visite à Abu Dhabi du président Oligui Nguema dont on connaît la ferme volonté de faire bouger les lignes quant à la diversification de l'économie gabonaise et des partenaires devant accompagner le Gabon dans cette politique, sera suivie à court et moyen termes de résultats palpables. Ce qui passe par l'afflux des investisseurs émiratis dans notre pays...
Sur un tout autre plan, c'est à croire qu'ils étaient coincés par la peur du chef. Sans doute à tort. Dans tous les cas, depuis la dernière réunion du Conseil des ministres, les membres du gouvernement semblent avoir décidé de délier leurs langues et d'initier qui des rencontres avec les partenaires sociaux de leurs ministères respectifs, qui des passages dans les médias.
Souvenons-nous de l'exhortation faite par le président de la République recommandant au gouvernement de dialoguer avec les partenaires sociaux. Et depuis lors, les ministres sont comme à l'offensive. Cela avec des fortunes diverses.
Jeudi dernier, deux membres du gouvernement étaient face à nos confrères de Gabon 1ere lors d'un "Plateau spécial". Laurence Ndong de la Fonction publique, et Marc Abeghe, délégué au Budget, sont venus apporter des éclairages et des précisions sur les efforts déjà accomplis par le gouvernement en faveur des enseignants. Des efforts qui devraient du reste se poursuivre dans le cadre de la loi de finances 2026 et même au-delà...
Ce qui a retenu l'attention c'est davantage le langage de vérité tenu par le ministre délégué quant aux contraintes budgétaires de l'État dont l'action ne peut sortir des cadrages actuels. Comme pour dire qu'à l'impossible nul n'est tenu. Même si, et c'est là faire montre d'objectivité, les membres du gouvernement ont reconnu la légitimité des revendications des enseignants ; tout comme celles des autres agents de l'État victimes, eux aussi, des manquements constatés dans la gestion des carrières des fonctionnaires.
Face à ces réalités et aux avancées obtenues, les enseignants dont nombreux sont également des parents d'élèves, sont appelés à contribuer aussi à sauver l'année scolaire. Pour le plus grand bien des élèves. Au gouvernement aussi de tenir parole en concrétisant tout ce qui est contenu dans les différents protocoles signés avec les partenaires sociaux.
La semaine qui débute aujourd'hui sera un test pour voir si la reprise des cours dans les établissements publics et confessionnels suit une tendance évolutive.
Vendredi dernier, la crise au niveau de la Communauté économique et monétaire des États de l'Afrique centrale (Cémac) dont le Gabon est membre a franchi un nouveau cap. Cela avec la cessation des activités et missions de sa Commission que l'on peut assimiler à une sorte d'exécutif de la Cémac. Les raisons évoquées : "une trésorerie devenue inquiétante et un recouvrement insuffisant de la taxe communautaire d'intégration".
Cette situation a-t-elle des conséquences sur les économies des États membres ? Si oui les lesquelles ? Au gouvernement de communiquer officiellement sur le sujet pour rassurer les populations exposées aux analyses de tous genres sur les réseaux sociaux.
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