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Société & Culture

Grand Libreville : la construction de nouvelles voies en marche

Descente de terrain effectuée par le ministre des Travaux publics Edgard Moukoumbi

À la Baie des Cochons, hier, l'opération de destruction des constructions anarchiques s'est poursuivie comme annoncée par les gouvernants. Désormais, l'on peut se faire une idée du tracé des voies de communication projetées.

L'on pourrait même se persuader que la volonté du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, d'ouvrir de nouvelles routes dans le Grand Libreville serait en marche. Ce qui justifie la descente de terrain effectuée, il y a quelques jours, par le ministre des Travaux publics et de la Construction.

En effet, Edgard Moukoumbi a fait le tour de plusieurs artères stratégiques de cet espace géograpique. Il s'est rendu notament à Akemidjogoni, Angondjé (Delta-Postal), Okala, Mikolongo et au lieu appelé communément Derrière-l’École-normale.

Dans ces zones, des bretelles routières seront ouvertes pour améliorer la mobilité urbaine et le cadre de vie. À l'image de ce qui se fait en ce moment entre le carrefour Camp-de-Gaulle et Kalikak.

L'opération de repérage a permis de matérialiser les tracés prioritaires et d’identifier les contraintes foncières et topographiques, comme à la Baie des Cochons. Ce qui a aidé à mesurer l’ampleur des aménagements à réaliser.

Ceux-ci répondent à l'annonce faite par le chef de l'État devant les parlementaires réunis en congrès, le 15 juin dernier. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette annonce résulte du constat que plusieurs quartiers souffrent d'un déficit d'accessibilité, au point que l'on est parfois obligé de passer par la terrasse du voisin pour rejoindre la voie principale. Ce manque de dessertes est considéré comme un handicap et peut être vécu comme un enfermement. Si diverses raisons expliquent cette sorte d'enclavement, l'urbanisation non maîtrisée est la plus évoquée. D'où l'ambition du numéro un gabonais de changer la donne, à travers le programme d'aménagement de nouvelles voies de communication.

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Dans l'esprit du chef de l'État, au-delà de la mobilité urbaine qu'il faut améliorer nécessairement et durablement, il est également question de renforcer le système de sécurisation des citoyens. En somme, d'améliorer le cadre de vie. "Nous devons donc ouvrir de nouvelles voies, élargir certaines routes existantes, libérer les routes obstruées et les trottoirs. Nous mesurons l’ampleur de la tâche", a déclaré Edgard Moukoumbi.

La descente de terrain effectuée par le ministre des Travaux publics et de la Construction lui a ainsi permis d'évaluer les besoins en matière d’aménagement routier et d’amélioration de la mobilité urbaine, particulièrement dans les quartiers à forte densité. L'initiative a déjà trouvé l'assentiment des citoyens. "Merci aux autorités pour cette initiative. Et Owendo, le petit tronçon qui part d'Akournam-2 jusqu'au Village-Bakota est d’une très grande utilité. Elle permettra de réduire le trafic sur la grande voie du port. Vivement que les décideurs politiques engagent des travaux sur cette route !", a lâché un riverain, Faustin Nougnui. 

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