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Économie

GNL : Cap Lopez en retard, de possibles conséquences pour le Gabon

Cap Lopez de Port-gentil

Le projet de gaz naturel liquéfié (GNL) de Cap Lopez ne devrait pas démarrer ses exportations dans les délais annoncés. L’information provient de Lloyd’s Register, chargé de la classification du FSU LNG Cap Lopez. Dans une mise à jour publiée le 19 août dernier, l’organisme indique que les travaux de conversion de l’ancien méthanier se poursuivent chez Drydocks World, à Dubaï. L’unité doit stocker le gaz liquéfié avant le chargement sur des méthaniers.

Ce retard met sous pression le calendrier de Perenco, qui avait annoncé en 2023 un investissement de plus d’un milliard de dollars. Il doit produire près de 700 000 tonnes de GNL par an et positionner le Gabon parmi les exportateurs africains dès 2027. Sans FSU opérationnel, la chaîne de production, de stockage et d’exportation reste incomplète.

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Le décalage intervient alors que le marché mondial offre une conjoncture favorable. Selon l’Agence internationale de l'énergie (AIE), les perturbations au Moyen-Orient ont réduit l’offre. Les chargements du Qatar et des Émirats arabes unis ont reculé de 35 milliards de m³ entre mars et juin sur un an. Les prix spot du GNL en Asie ont atteint environ 17,5 dollars par MBtu au deuxième trimestre, en hausse de 45 %.

Cette fenêtre pourrait toutefois se refermer. De nouvelles capacités de liquéfaction doivent arriver en Amérique du Nord, en Afrique et en Australie. Plus Cap Lopez tarde, plus le Gabon risque de vendre son gaz dans un marché plus concurrentiel et moins rémunérateur.b 

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