Le 2 avril dernier, l'Office national de sûreté et de facilitation des aéroports du Gabon (ONSFAG) a organisé, à l'aéroport international Omar-Bongo-Ondimba de Mvengué, un exercice de sûreté baptisé "Masurex 2026". S'inscrivant dans le cadre du Programme national de sûreté de l'aviation civile (PNSAC), il visait à tester le plan d'urgence de cette plateforme afin d'identifier et d'éliminer les faiblesses et insuffisances des mécanismes de riposte en cas de situation de crise.
L'exercice était axé sur l'intervention des équipes en cas de prise d'otage à l'aérogare, d'atterrissage d'un aéronef en détresse avec sortie de piste et d'un incendie déclaré à bord de cet aéronef avec des blessés. Composés des experts de l'ONSFAG, de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC), l'Agence de la sécurité et de la navigation aérienne (Asecna) et du Bureau des enquêtes sur les incidents et accidents d'aviation (BEIAA), des services d'urgence et des Forces de défense et de sécurité (FDS), les intervenants ont démontré leur capacité à interagir en cas de crise au coeur de cet aéroport. Les évaluateurs de l'exercice ont apprécié l'agilité et la grande expérience des intervenants dans la libération d'otage et l'évacuation des passagers. Mais aussi la capacité de la Garde républicaine (GR) à réagir pour sécuriser le pavillon présidentiel, avec des blindés qui ont rapidement quadrillé le périmètre.
C'est le premier exercice de sûreté du genre, depuis la construction et la mise en service de l'aéroport de Mvengué en 1972, selon le directeur général de l'ONSFAG, le général Justin Andouka.
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