Outre les nombreux problèmes en interne, les sanctions prises dernièrement par le chef de l'État, au lendemain de sa visite surprise dans les locaux, ont eu le mérite de confirmer l'ampleur du malaise et du désordre administratif qui prévaut au sein de ce ministère où l'on note aussi une “gestion défaillante” des dossiers des agents publics.
Il faut dire que depuis plusieurs années, la Fonction publique est perçue comme un véritable capharnaüm, au milieu duquel se mêlent retards de traitement des dossiers, anomalies des carrières, doublons dans les effectifs et frustrations croissantes des fonctionnaires. Sans omettre les reclassements bloqués, les avancements en solde non appliqués et les fichiers administratifs peu fiables, qui sont autant de dysfonctionnements qui alimentent un climat social fragile au sein de notre administration.
Laurence Ndong est donc attendue au tournant. Et sa mission, comme l'eau de roche, est claire : remettre de l’ordre et restaurer la crédibilité au sein de ce pan qui conditionne le quotidien de milliers d’agents de l’État.
En lui confiant les rênes de la Fonction publique, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, lui a implicitement attribué la lourde responsabilité de transformer ce ministère en un outil efficace, capable de répondre aux attentes légitimes des fonctionnaires et de garantir une gestion transparente des carrières.
Parmi ses chantiers prioritaires figurent la régularisation des avancements et des reclassements en attente ; la modernisation des procédures administratives et le toilettage du fichier de l'administration publique souvent accusé à raison d'ailleurs d’abriter des agents fictifs ou des situations irrégulières.
Autant de dossiers explosifs qui exigent à la fois doigté, rigueur, méthode et autorité.
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