Le Gabon franchit une étape décisive dans la valorisation de ses ressources minières. Le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a signé, vendredi dernier, une convention d’exploitation avec Havilah Mining Gabon, marquant ainsi la première convention de fer avant le lancement de la production. L’événement clôt neuf années d’exploration et ouvre la voie à une phase industrielle dont le démarrage est fixé à novembre prochain sur le site de Milingui.
Les travaux géologiques qui ont été menés, ont permis d’estimer le potentiel du gisement à 500 millions de tonnes de minerai de fer. Dans un premier temps, l’opérateur concentrera ses efforts sur le minerai à expédition directe, le Direct Shipping Ore (DSO), dont les réserves sont évaluées à près de 35 millions de tonnes. Ce type de minerai, exploitable sans traitement préalable lourd, présente l’avantage d’une mise en production plus rapide et d’une rentabilité immédiate.
Sur le plan social, le projet affiche des ambitions significatives. La première phase d’exploitation devrait générer environ 530 emplois directs et 1 100 emplois indirects. Une seconde phase, prévue dans un délai de trois ans, porterait ces chiffres à 830 emplois directs et plus de 2 000 emplois indirects, selon le directeur général associé d’Havilah Mining Gabon, Dr. Gabriel Kamga.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie de diversification économique du Gabon, longtemps tributaire de ses revenus pétroliers en déclin. Il pourrait repositionner le pays sur la carte des producteurs africains de minerai de fer.
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