Le Conseil des ministres du 18 septembre à Port-Gentil a acté l'impasse à l'Eglise évangélique du Gabon (EEG). Le gouvernement a pris acte de la crise née du Synode d'août 2026 et maintient sa ligne : le directoire issu du scrutin reste suspendu à titre conservatoire pour risque de troubles à l'ordre public.
Il approuve la poursuite de la médiation à travers une commission de bons offices, entendez le comité des sages chargé de désigner un bureau provisoire et de préparer un nouveau Synode incontestable. La suspension est donc maintenue jusqu'au terme du nouveau scrutin. En cas d'échec du dialogue, des mesures administratives seront prononcées.
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Sur le terrain, le dispositif bloque. Le 15 septembre, le ministère saluait la constitution de ce comité : quatre anciens présidents de 2006 à 2022 (Obame Mezui, Assoumou Edzang Ondo, Ndong Ekouaghe, Bouengoune), épaulés de laïcs émérites et de trois facilitateurs dont Mgr Iba-Ba. Mais, le 17 septembre, depuis Baraka Mission, le révérend Jean Daniel Allogo Essimengane, désigné pasteur président pour 2026- 2030 à l'issue du Synode du 3 au 9 août, a dit non. Il invoque l'article 45 : "Le Synode est l'instance suprême, le scrutin s'est tenu conformément à l'article 55, le directoire est légitime et refuse toute ingérence au nom de la séparation de l'Église et de l'État".
Face à lui, le pasteur Moïse Ovono Menie revendique aussi la présidence, issue d'un vote parallèle. Deux légitimités s'opposent : Synodale contre Administrative. En effet, l'article 58 permet bien à trois Conseils régionaux de saisir le Conseil national pour convoquer un Synode extraordinaire, et l'article 59 prévoit la vacance, mais aucun texte ne règle une élection contestée avec deux présidents.
Le gouvernement veut une sortie dans trois mois. Baraka annonce la reprise des activités le 4 octobre. Une confrontation de lectures des textes où, faute de Code électoral, chaque camp revendique sa légitimité.
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