Députée élue au 1er arrondissement de la commune de Ntoum, elle revient, toujours en qualité de ministre d'État, à la tête d’un département qu’elle connaît dans ses moindres détails. Mais à un moment pour le moins crucial, où le système éducatif gabonais traverse une nouvelle zone de fortes turbulences.
En effet, le secteur est secoué par une crise ouverte par le collectif SOS Éducation, la Convention nationale des syndicats du secteur de l’éducation nationale (Conasysed) et le Syndicat de l'Éducation nationale (Sena). Qui disent remettre sur le tapis, dès ce lundi 5 janvier, date de la reprise des cours, le mouvement de grève déclenché avant les vacances de Noël.
L’accalmie n’aura donc duré que le temps des vacances. C'est le dossier brûlant, à éteindre à tout prix, qui attend Camélia Ntoutoume- Leclercq. Sa prestation de serment à peine achevée.
Revendications salariales, régularisation des situations administratives, amélioration des conditions de travail, respect des engagements de l’État : la liste des griefs brandis par les enseignants en courroux est longue et structurée. Pis, elle est désormais portée par des Syndicats déterminés à maintenir la pression.
Pour la ministre d’État, l’enjeu est double. D’une part, rétablir le dialogue social avec des partenaires syndicaux qui se disent lassés des promesses non tenues. Et, d’autre part, préserver l’année scolaire de milliers d’élèves déjà éprouvés par des perturbations à répétition.
Face à ce dilemme, il lui revient de surfer sur un atout : sa parfaite connaissance du ministère de l'Éducation nationale, et de différents partenaires sociaux qui l'animent. Même si le temps n'est pas son meilleur allié.
random pub
