Célébrée chaque 8 mars , la Journée internationale des droits des femmes a été instituée pour promouvoir l’égalité entre les sexes et défendre leurs droits fondamentaux. Cette année, le thème est : "Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles".
Hier, dans son allocution officielle, la ministre des Affaires sociales, chargée de la Protection de l'enfance et de la femme, Armande Longo-Moulengui, a rappelé les efforts du Gabon en matière de renforcement et de promotion des droits des femmes.
Citant ainsi, au titre des axes majeurs des réformes institutionnelles récentes, l'adoption , à travers le programme "Gabon Égalité", des mesures destinées à moderniser le cadre juridique et à renforcer la place des femmes dans la société.
Selon elle, la réforme du Code civil est l’une des avancées les plus significatives. En ce qu'elle donne, par exemple, la possibilité à une femme d’être cheffe de famille et de gérer librement ses activités financières. "Un pas important vers leur autonomie juridique et économique", reconnaît-elle. Et en ce qui concerne la lutte contre les violences faites aux femmes, elle confie que celle-ci a été renforcée avec un durcissement des sanctions pénales et la mise en place de structures d’accueil destinées aux victimes.
Des progrès sont certes visibles dans la participation des femmes aux postes de responsabilité. Le gouvernement compte environ dix femmes ministres sur la trentaine. Soit un peu plus de 33 % de l’effectif. Et fait notable, nombre d’entre elles dirigent des ministères stratégiques : Défense nationale, Affaires étrangères, Éducation, Santé, Fonction publique, Affaires sociales, etc. Pourtant, malgré ces avancées, il est visible que la parité reste encore faible dans les sphères décisionnelles et dans certaines zones rurales où les pesanteurs socioculturelles continuent de freiner l'émancipation des femmes et l’application effective des lois adoptées.
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