Identifier, connecter et positionner les talents féminins du numérique comme des actrices de la souveraineté digitale africaine. C’est l’ambition portée par les DigieWomen Awards (DIWA), dont la 4e édition a été annoncée mercredi à la Baie-des-rois, lors d’une conférence de presse, avec le soutien de l’Union africaine.
Au coeur de cette édition, le thème "Femmes africaines, intelligence artificielle et souveraineté numérique : bâtir une gouvernance technologique responsable pour l’Afrique ".
À l’heure où le numérique s’impose comme un levier de croissance, de compétitivité et d’emplois, la place des femmes devient stratégique dans la construction des économies africaines.
Pour la coorganisatrice Christine Soro, l’urgence est claire : "L’Afrique ne peut plus bâtir son avenir en laissant 50% de ses talents à la marge". Une conviction qui guide l’évolution des DIWA, désormais ouverts à l’ensemble des femmes du continent africain.
Cette 4e édition marque ainsi un changement d’échelle avec 25 catégories couvrant les métiers du digital, un système de sélection combinant jury d’experts et vote du public, ainsi qu’un renforcement des masterclass et du mentoring. Une caravane scolaire viendra également sensibiliser les plus jeunes aux enjeux du numérique. Le prix de la Femme digitale africaine de l’année, doté de 5 millions de FCFA et d’un billet d’avion, figure parmi les distinctions majeures.
L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), représentée par Irma Nathalie Nsa-Mouity, a réaffirmé son engagement en tant que co-organisatrice car, selon elle, c'est "une initiative est un levier d’inclusion, mais aussi de structuration d’un écosystème numérique créateur de valeur". Depuis leur création, les DIWA ont déjà récompensé plus de 200 femmes. La cérémonie de remise des prix est prévue pour le 11 décembre 2026.
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