Le 8 mars dernier, l'activiste Hymelda Ornella Eyi Toung a été reconnue coupable de diffamation au préjudice de Nicole Amogho, par le Tribunal de première instance de Libreville. En répression, cette juridiction l'a condamnée à quatre mois de prison dont trois avec sursis.
Sur le plan pécuniaire, elle devra s'acquitter d'une amende de 200 000 FCFA et verser la somme de 8 millions de FCFA à la plaignante, au titre des dommages et intérêts. Derrière les barreaux depuis le 4 du mois en cours, celle qui se fait appeler la "Dame de fer" y restera encore au moins deux semaines.
Dans un audio devenu viral sur les réseaux sociaux, elle affirmait "détenir une vidéo scandaleuse et à caractère pornographique" impliquant l'artiste gabonaise et l'actuel ambassadeur du Gabon en France, Alfred Nguia Banda. Une information sur une sextape en réalité inexistante, qui a alors poussé la chanteuse de renom à saisir les instances judiciaires compétentes.
Il s'agissait en fait d'une volonté de nuire à l'image de Nicole Amogho, a reconnu la prévenue. La confrontation entre les deux parties, le 11 mars dernier, a d'ailleurs mis en exergue les mensonges de l’activiste.
Cette nouvelle affaire de diffamation intervient dans un contexte national marqué par la suspension des réseaux sociaux. Une mesure décidée par la Haute autorité de la communication (HAC), irritée par la publication récurrente de contenus diffamatoires, haineux ou attentatoires à la sécurité nationale.
Selon des sources proches du dossier, le diplomate gabonais en France pourrait, à son tour, traîner Hymelda Ornella Eyi Toung en justice pour ses propos diffamatoires.
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