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Sur le Net

Deux chansons qui enflamment la toile et divisent sur les moeurs

Le titre qui fait le buzz

Faire du buzz, oui. Mais à quel prix ? Entre liberté d’expression et protection des plus jeunes, le curseur semble bien difficile à placer.

Les followers ne parlent que de ça depuis le début de la semaine qui s’achève. Deux titres d’artistes gabonais de la tendance "Elone" ont mis le feu aux réseaux sociaux : la première chanson, de l'artiste Johaness, est titrée "L'amour n'a pas d'âge" et la seconde, dont le titre n'est pas encore connu, est chantée par Elvira Lington. Le problème ? Leurs paroles sont accusées de faire la promotion du sexe et du détournement de mineurs.

Et sur la toile, l’ambiance est électrique. De la musique ou de la provocation ? Dans les deux morceaux, qui tournent en boucle sur TikTok et WhatsApp, les artistes utilisent un langage cru.

Pour les fans, les rythmes sont bien posés, ils font danser : "C’est de l’art, c'est beau, c’est du pur Elone, il faut arrêter d’être coincé. C’est juste pour buzzer".

Pour les autres, "c’est une honte. On banalise des actes graves. Quelle image on donne à nos enfants ?" Les commentaires s’enchaînent : indignation, défense de la "liberté artistique", même des appels au boycott. Plusieurs internautes dénoncent une "banalisation dangereuse" et demandent le retrait de ces chansons des plateformes publiques.

"Nos moeurs sont en jeu. La musique a une influence énorme. On ne peut pas laisser passer des messages qui mettent nos enfants en danger sous prétexte de buzz", a commenté une internaute.

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Pour l’instant, les deux artistes concernés n’ont pas communiqué. Du côté du Ministère de la Culture et du Bureau gabonais des droits d’auteur, c’était le mutisme au moment où cet article était rédigé. La question est posée : faut-il censurer, sensibiliser, ou laisser le public décider ?

Où est la limite ? Le Gabon aime la musique qui bouge, qui fait danser comme ces deux chansons. Mais là, le débat dépasse la musique. Il touche à nos valeurs, à l’éducation et à la responsabilité des artistes. Une chose est sûre : cette affaire a ouvert une grande discussion sur ce qu’on accepte, ou non, au nom de "la tendance".

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