Trois jours après avoir fustigé l'indisponibilité des médicaments dans les structures sanitaires publiques, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé hier, à Owendo, à la remise officielle d'un important lot d'équipements biomédicaux destinés au Centre hospitalier universitaire d'Owendo (CHUO) et à l'Institut des maladies infectieuses Pr Daniel Gahouma (IMIPDG).
Évaluée à 18 milliards de FCFA, cette dotation, qui vise à renforcer les capacités diagnostiques et thérapeutiques de ces deux structures hospitalières, s'inscrit dans un vaste programme national de modernisation des plateaux techniques qui sera progressivement étendu au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), à l'Hôpital de la coopération égypto-gabonaise (sis à Beau-Séjour) et à plusieurs autres unités sanitaires du pays. À l’occasion, la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo-Bivigou, a présenté une dotation comprenant notamment une IRM pour le CHU d'Owendo, un scanner de dernière génération pour l'IMIPDG, des échographes, des systèmes de radiologie numérique, des mammographes, des équipements de laboratoire, des respirateurs de réanimation, des défibrillateurs, des stations d'anesthésie, du matériel de rééducation fonctionnelle et des dispositifs de production d'oxygène. Y compris des simulateurs de formation et des équipements informatiques. Selon elle, ces équipements permettront d'améliorer la prise en charge des urgences, des cancers, des maladies cardiovasculaires et des traumatismes, tout en réduisant les évacuations sanitaires et en renforçant la formation des professionnels de santé.
Au-delà de l'investissement, le président Oligui Nguema a insisté sur la gouvernance hospitalière. Il a rappelé que ces équipements, financés par les ressources publiques, doivent être utilisés exclusivement pour les soins des populations et ne sauraient être détournés vers des structures privées.
Il a également exigé un entretien rigoureux afin d'assurer leur durabilité. Le chef de l'État a dénoncé les pratiques consistant à orienter des patients vers des cliniques privées alors que les examens sont disponibles dans les hôpitaux publics.
Il exige également une gestion transparente des recettes issues des services d'imagerie médicale, qui doivent servir prioritairement à la maintenance des équipements et au fonctionnement des structures sanitaires.
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Autre point soulevé : l'accueil des patients. Le numéro un gabonais a rappelé que la qualité de la prise en charge passe aussi par une attitude plus humaine et véritablement professionnelle du personnel soignant.
"Le sourire participe au processus de guérison", a-t-il dit, tout en invitant les agents de santé à améliorer l'accueil dans les hôpitaux.
À sa suite, le maire de la commune d'Owendo, le général Arnaud Sandri Nombo, a remercié le chef de l'Exécutif pour cette dotation à forte portée sociale et sanitaire. Non sans appeler au renforcement des centres de santé de proximité, afin de désengorger les hôpitaux de référence de Libreville.
Par cette première dotation, le gouvernement prend l'engagement de moderniser nos hôpitaux et d'améliorer la qualité des soins tout en imposant une gestion plus rigoureuse et transparente.
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