Hier, à l'auditorium de l'immeuble Arambo, le ministre de l'Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Adrien Nguema Mba, accompagné de son collègue en charge de la Réforme et des Relations avec les Institutions, François Ndong Obiang, était face aux responsables des communautés religieuses, des chefferies traditionnelles et des associations des cultes traditionnels.
But : leur présenter le projet de loi encadrant les activités de cultes religieux et traditionnels au Gabon.
D'entrée, le ministre Nguema Mba a rassuré : "Ce projet de loi n'est pas, et ne sera jamais, une déclaration de guerre aux religions, aux cultes traditionnels ou à quelque obédience que ce soit. Elle n'a pas vocation à limiter votre liberté de conscience, votre liberté de croyance ou votre liberté de cultes. Ces libertés sont, et resteront fondamentales, car garanties par l'État gabonais au travers de notre Constitution, qui en fait un pilier intangible de notre vivre-ensemble".
Il a néanmoins précisé que ce projet de loi a été initié pour faire face aux dérives qui ternissent profondément le paysage cultuel national.
Adrien Nguema Mba a cité, pour le déplorer, la prolifération anarchique de lieux de culte et de temples clandestins, les nuisances sonores (jour et nuit) et, plus grave, des pratiques d'escroquerie, de charlatanisme, d'abus de faiblesse et de confiance voire des violences psychologiques et parfois commises sous le couvert trompeur de la spiritualité, sur des fidèles en quête de réconfort et d'espérance.
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Le projet de loi vise donc trois objectifs majeurs. Protéger les populations en s'assurant que les pratiques qui s'y déroulent respectent scrupuleusement la loi, la dignité humaine et l'intégrité morale ou financière des fidèles. Valoriser et assainir le paysage cultuel pour fermer la porte aux imposteurs qui ternissent, par leurs agissements, l'image de la spiritualité tout entière.
Enfin, une meilleure collaboration entre l'État et les communautés culturelles, en mettant en place un "cadre administratif moderne, clair et transparent" pour l'enregistrement, l'ouverture et le suivi des activités cultuelles au Gabon.
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