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Société & Culture

Crise éducative : SOS Éducation durcit le ton et pose ses conditions

Collectif SOS Education

L’ambiance, à la fois déterminée et crispée, traduisait l’exaspération d’une profession qui estime être tenue à l’écart des véritables enjeux.

Au cœur des critiques, la méthode gouvernementale, jugée dilatoire. « Quand un gouvernement ne peut pas résoudre un dossier, il crée des commissions. Les commissions, c’est un enfumage », a lancé Marcel Libama, l’un des porte-voix du mouvement. Pour SOS Éducation, le pouvoir entretient volontairement la confusion en mettant en avant des questions périphériques, comme les vacations, alors que les revendications prioritaires portent sur la régularisation des carrières administratives et la situation statutaire de milliers d’enseignants.

Les débats ont toutefois révélé des sensibilités différentes au sein du collectif. Une frange militait pour un durcissement sans concession, refusant toute discussion sans actes préalables. Une autre plaidait pour une reprise encadrée du dialogue afin d’éviter un enlisement préjudiciable aux élèves. De ces échanges est né un compromis : maintenir la pression tout en laissant une ouverture conditionnelle aux négociations.

« La base a décidé qu’il n’y aura aucune reprise des cours lundi. Nous irons aux négociations uniquement si le gouvernement pose un geste clair sur les carrières administratives », a tranché Ciprien Mouele Moubele.

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