La réforme du Code de la nationalité, actée par l'ordonnance n° 0004/ PR/2026, n'a pas ni de faire parler. Mieux, elle focalise les débats et pour longtemps. Tant derrière les lignes juridiques, ne cesse de tourner des questions plus brûlantes les unes que les autres. Nombreux voulant savoir qui est gabonais, et à quelles conditions ? Le débat s'invite donc partout. Et sur la toile ça s'étripe dans tous les sens utiles et possibles.
Ainsi, pour certains internautes, le ton est alarmiste. " Pendant que le Burkina Faso évolue, les autres regressent. Je pense que bientôt les Gabonais vont prendre les bateaux pour aller en Europe à ce rythme ", lâche Ted Jospin Massouémé, traduisant une inquiétude face à la trajectoire du pays.
D'autres, au contraire, défendent une ligne identitaire assumée. C'est le cas de Geoffroy Foumbola Libeka Makosso qui veut savoir ce qui dérange qu'on ramène le droit du sang dans notre Code de nationalité comme l'avaient consacré les pères fondateurs du Gabon. "Comment un peuple peut-il lui-même prendre plaisir à fragiliser sa nationalité quand tous les autres la protègent ?"
Dans cette même veine, Gaby Mk crie : "nous gabonais de souche soutenons cet article". Une position que renforce "La Chronik de Karen", pour qui "c'est tout simplement une question de survie nationale ", estimant qu'"on ne va pas partager la signature du pays ".
Face à ces soutiens, les critiques fusent aussi. Pour Yoon Cerise Ndinga, "ce texte n'est pas bon (...) le reste n'est que baratin et sophisme." Jean Valentin Leyama s'inquiète, lui, du pouvoir d'interprétation laissé à l'exécutif. "C'est le pouvoir et lui seul qui apprécie le caractère subversif et non la Justice."
Entre ces positions tranchées, certaines voix appellent à relativiser. John Petet Avouya estime ainsi que " la nationalité gabonaise seule ne suffit pas pour nous rendre heureux ", plaidant plutôt pour un développement économique concret. Tandis qu’Ali Akbar Onanga Y'Obegue reconnaît la nécessité d'une réforme, tout en pointant ses failles méthodologiques, notamment son adoption "sans débat parlementaire".
En n, certains appellent à ne pas tout remettre en cause.
Quoi qu'il en soit, cette réforme cristallise le débat. Et désormais tous les yeux sont tournés vers les parlementaires. Les élus du peuple, sauront-ils représenter la voix qu'ils portent ou se contenter de valider une réforme controversée ?
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