La deuxième session ordinaire du Comité national économique et financier du Gabon, tenu vendredi dernier, à Libreville, au siège de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), a dressé un état des lieux favorable de l'économie gabonaise et identifié les points de vigilance. Les représentants de l'administration, des banques, des assurances et du crédit ont examiné essentiellement trois dossiers : la conjoncture, le marché informel des devises et la situation des établissements financiers.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Thierry Minko, l’économie nationale affiche actuellement une croissance proche de 4 %, contre environ 2,5 % en moyenne dans les autres pays de la sous-région. Cette progression est portée par le secteur hors pétrole, notamment les BTP, l’agroindustrie, l’agriculture et les services. Les investissements et la transformation locale des matières premières soutiennent cette dynamique.
Selon lui, les perspectives sont désormais favorables. Avec de nouveaux projets, notamment dans la transformation des minerais, le gouvernement table sur une croissance de 5 à 6 % dans les prochaines années. Cette activité devrait générer davantage d’emplois et de revenus.
La situation des banques, de la microfinance et des assureurs reste satisfaisante également. Quelques ajustements sont nécessaires, certes, mais ils demeurent mineurs et sous contrôle, selon le ministre. ''Le CNEF poursuivra sa surveillance'', a-t-il indiqué.
La question de l’accès aux devises a également été examinée. Cependant, les difficultés d’accès pour certains usagers préoccupent les autorités. Pour Thierry Minko, le comité doit contribuer à trouver des solutions et à orienter l’activité, en lien avec la BEAC et les autres acteurs financiers.
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