Les cadres du Centre des libéraux réformateurs (CLR) étaient réunis hier au Cabaret des artistes, dans le 5e arrondissement de Libreville. Objectif : lancer officiellement les activités du parti, sur fond de réorganisation interne, de réaffirmation du soutien au chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema, et de préparation du prochain congrès.
Jean-Boniface Assélé a balayé d'un revers de la main les critiques relatives à la disparition supposée ou à l'affaiblissement de sa formation politique. "Beaucoup, comme d'habitude, ont dit que le CLR est mort. D'autres ont dit qu'il n'y a plus rien du tout, ça ne marche pas", a-t-il déclaré, estimant que la mobilisation observée lors de cette rencontre démontre le contraire.
Présentant les enjeux de cette réunion du directoire élargi, à un an du prochain congrès, il a invité les militants à examiner sans complaisance la situation de leur formation politique afin d'en préparer l'avenir. "Cette réunion va nous permettre, sans complaisance, d'examiner la suite du chemin à faire et surtout dans quelles conditions", a-t-il souligné.
Dans cette perspective, un comité de réflexion chargé de proposer les conditions de la relance du parti a été mis en place. Il a également annoncé la nomination prochaine de nouveaux responsables à la direction du CLR afin de renforcer son organisation et son fonctionnement. La rencontre a aussi été marquée par la présentation et l’adoption de la synthèse du rapport d'activités 2024-2025. Ce document revient notamment sur la participation du parti à la Transition ainsi que son apport sur les réformes institutionnelles et sa participation aux campagnes référendaire et présidentielle.
Il va sans dire que le parti de Jean-Boniface Assélé revendique un rôle actif dans les principales étapes de la Transition et affiche sa volonté de se remobiliser et de repartir à la reconquête du terrain perdu.
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