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Sport

Yannick Aubyang Milama : "Mon plus grand souhait est de voir le handball gabonais retrouver ses lettres de noblesse"

Yannick Aubyang Milama, handballeur gabonais

L’Union• Vous venez de remporter votre deuxième match en Coupe du président. Est-ce une satisfaction personnelle ?

-Yannick Aubyang Milama : Forcément, oui. Nous n’avons malheureusement pas réussi à nous qualifier pour le deuxième tour de la CAN et avons été reversés en Coupe du président. À partir de là, cet objectif est devenu le nôtre. Il fallait vite se remobiliser mentalement. Nous avons affronté à nouveau l’Ouganda, une équipe que nous connaissions déjà puisqu’elle était dans notre poule. Avec seulement trois semaines de préparation, ces matchs nous permettent surtout de continuer à travailler ensemble, à renforcer les automatismes et à affiner notre projet de jeu, avec l’ambition d’atteindre la finale et de ramener ce trophée à la maison. Après avoir manqué un premier objectif, il ne fallait surtout pas se relâcher.

Malgré tout, ressentez-vous des regrets de ne pas vous être hissés en quart de finale, notamment après la défaite face à l’Angola ?

-Bien sûr qu’il y a des regrets. Au regard de ce que nous avons produit lors de nos deux premières rencontres, notamment face à l’Égypte, triple championne d’Afrique, nous pouvons dire que nous faisons partie des équipes qui ont encaissé le moins de buts contre elle. Ensuite, il y a eu ce match contre l’Angola. Nous étions convaincus d’avoir le groupe et les moyens pour passer au second tour. Mais le sport est ainsi fait : il faut savoir accepter certaines défaites. Aujourd’hui, une autre compétition s’offre à nous, la Coupe du président, et c’est celle que nous voulons aller chercher.

Comment expliquez-vous cette défaite contre l’Angola, alors que vous avez battu la Zambie et l’Ouganda à deux reprises ?

-Nous avons commis énormément d’erreurs techniques, ce qui ne nous était pratiquement pas arrivé lors des autres matches, notamment face à l’Égypte. Il faut aussi tenir compte du contexte : trois matches disputés en l’espace de cinq jours avec un effectif relativement réduit, cela pèse sur la fraîcheur physique et les automatismes. Par ailleurs, il ne faut surtout pas sous-estimer l’Angola, qui reste l’une des meilleures équipes d’Afrique subsaharienne. Ils ont très bien étudié notre jeu, nos forces et notre projet. Nous avons mal entamé le match, couru après le score et n’avons jamais réussi à revenir. L’arbitrage a également été très sévère à notre endroit, mais cela ne doit pas servir d’excuse. Nous avons failli collectivement, moi le premier, car le plan de jeu prévu n’a pas pu être appliqué.

À l’issue de cette CAN, vous allez quitter définitivement la sélection. Dans quel état laissez-vous le handball gabonais ?

-C’est encore difficile pour moi de l’imaginer. Mais à un moment donné, il faut savoir passer le relais. Cela fait près de 20 ans que nous servons cette sélection, en essayant de représenter dignement le pays et de porter les couleurs du Gabon avec fierté. Comme vous le savez, nous rencontrons de grandes difficultés au niveau national pour organiser régulièrement nos compétitions statutaires. Malgré cela, sur la scène internationale, le Gabon parvient à maintenir son rang. En dépit des soubresauts et de l’absence de compétitions nationales structurées, nous restons parmi les douze meilleures nations africaines, un niveau que nous nous efforçons de préserver. Mon plus grand souhait est de voir le handball gabonais retrouver ses lettres de noblesse. Cette équipe regorge de talents et de qualités. Je suis convaincu qu’avec le temps, ces joueurs sauront montrer au monde l’étendue de leur potentiel.

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