Aller au contenu principal
Économie

Torchage du gaz : l'État instaure enfin une taxe

Torchage du gaz au Gabon

Les compagnies exploitant le bassin sédimentaire du Gabon doivent dorénavant payer une taxe sur le  torchage du gaz. Réuni le jeudi 8 octobre 2026 autour du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres a expliqué que «cette taxe s'appliquera au gaz naturel torché ou rejeté à l'occasion  des activités d'exploration, de développement, de production et de traitement des hydrocarbures sur le territoire national».

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la mesure était attendue depuis plus d'une décennie. Surtout face à l'obstination des sociétés d'hydrocarbures de continuer avec une pratique à l'effet négatif sur l'environnement. L'un des objectifs visés par cette décision est justement la réduction de cet impact sur l'environnement.

--

À Lire aussi : CNT : l'application contre les files d'attente et l'argent dans les bus

--

Le torchage du gaz est l'action de brûler intentionnellement cette ressource au moyen d'une torchère, sans chercher à valoriser son énergie. Au Gabon, son interdiction était censée entrer en vigueur dès 2010.

En effet, face au gaspillage des gaz pétroliers brûlés en torchères et à ses conséquences sur l'environnement, notre pays avait décidé l'interdiction totale du torchage des gaz pétroliers. La mesure devait être accompagnée d'un mécanisme de mise en valeur de la production de gaz naturel.

Celui-ci présente d'importants avantages environnementaux et sa participation au relèvement du niveau de vie des populations fondamentale, surtout pour les Gabonais qui attendent avec impatience le juste partage des richesses de leur pays.

La mesure gouvernementale n'est cependant jamais entrée en vigueur. Aujourd'hui, l'Exécutif déterminé à mettre fin au gaspillage d'une ressource qui, transformée en gaz butane, peut en réalité être vendue à prix bas.

Le gouvernement est bien conscient que l'arrêt du torchage du gaz peut favoriser aussi la transition énergétique et encourager la récupération et la valorisation du gaz, source de retombées socio-économiques.

Si l'on ne dispose pas de données nationales, à l'échelle mondiale, près de 167 milliards de mètres cubes de gaz ont été torchés. Les experts estiment que cela correspond à la consommation annuelle totale de gaz de l'Afrique.

Toujours en 2025, les pertes financières cumulées pour l'Algérie, le Nigeria et la Libye, du fait du torchage du gaz, ont dépassé 8,5 milliards de dollars. Le Gabon peut donc gagner beaucoup d'argent et améliorer considérablement ses recettes publiques.

random pub

L'Union 50 Ans
Sodipresse - Votre distributeur de presse
Rentrée Zéro Stress - Vos manuels scolaires disponibles à Multipress !
image
Logo