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Faits divers & Justice

Tentative d'incendie au greffe civil de Libreville : le Synagref contre la mise en liberté de l'auteure des faits

Membres du Syndicat national des greffiers (Synagref)

Réuni en assemblée générale, vendredi au Palais de justice, le Syndicat national des greffiers (Synagref) a décidé d'observer un mouvement d'humeur de trois jours. "Les greffiers marquent ainsi leur colère suite à la tentative d'incendie du greffe civil du Tribunal de première instance (TPI) de Libreville, le 25 février dernier. Et, surtout, à l'absence de soutien et d'empathie des chefs, ainsi qu'à la mise en liberté de la dame auteur de l'agression", ont-ils souligné.

Il y a cinq jours, munie d'un allume-gaz, une dame a tenté de mettre le feu au greffe civil après avoir aspergé de pétrole tous ceux qui s'y trouvaient. Mais elle a été maîtrisée de justesse par les agents en service au parquet de la République. L'agresseuse aurait ainsi agi à cause de l'égarement de son dossier foncier depuis 2022.

Aussi, à la faveur de leur assemblée générale, les greffiers ont dénoncé "un scandale pénal". Non sans que le président du Synagref, Me Christ Ghislain Ndong, et ses membre s n'estiment que "cet incident a mis en lumière l'insécurité des personnels judiciaires".

"Au regard du droit pénal, les faits s’apparentent à des infractions criminelles majeures : tentative d’incendie, tentative d’homicide volontaire, voire tentative de meurtre. Dans un tel contexte de flagrance, la loi offre pourtant au parquet des leviers immédiats pour enclencher des poursuites et prendre des mesures privatives de liberté", ont-ils souligné.

Le Synagref dénonce aussi "un mutisme institutionnel qui questionne sur la célérité et la fermeté de la réponse pénale, tout en fragilisant le principe de la protection des agents publics. D'où le sentiment d’abandon au sein du corps des greffiers".

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