Si des enseignants ont bel et bien repris le chemin des établissements dans le chef-lieu du Moyen-Ogooué, force est de constater qu’aucun cours n’a été dispensé par les professionnels issus du collectif ''SOS Éducation''. Ces derniers avaient, en effet, opté pour une grève illimitée avant l'arrêt des cours pour les fêtes de fin d'année, faute de réponses favorables à leurs revendications.
Plusieurs établissements de la capitale provinciale du G3 ont ainsi marqué le pas, contraignant de nombreux élèves à regagner leurs domiciles. Une situation qui suscite inquiétude et frustration, notamment chez les apprenants des classes d’examen.
"Cette grève ne nous est pas profitable. Nous sommes déjà en classe d’examen et il sera difficile de rattraper toutes ces heures perdues", confie à L'Union une élève de classe de 3e.
Toutefois, à l’exception du lycée Janvier Nguema-Mboumba où les cours sont restés effectifs, certains enseignants des structures scolaires de la localité, à savoir les vacataires, ceux du Sena et de la Conasysed, ont tenu à respecter le calendrier officiel de reprise.
Cette paralysie du système éducatif fait craindre un impact sérieux sur le respect des programmes à venir et le bon déroulement de l’année scolaire. Une situation qui relance, une fois de plus, le débat sur l’urgence d’un dialogue efficace et inclusif entre les différents acteurs du secteur éducatif et la tutelle, pourtant bien au fait de ce dossier.
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