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Politique

Rentrée judiciaire : entre engagements et défis

André Wora Alonda, premier président de la Cour de cassation

Qu'il  s'agisse du premier président de la Cour de cassation, André Wora Alonda, du Commissaire à la loi près le Conseil d'État, Jean-Gaspard Mintsa Ondo, ou du premier président de la Cour des comptes, Pamphile Moussavou Ibouanga, chacun mesure le poids de ses nouvelles responsabilités. Des charges qui imposent dignité, impartialité et indépendance réelle. Ils l'ont reconnu, hier.

Ainsi, le président de la haute juridiction de l'ordre judiciaire s'est engagé à accomplir sa mission dans le respect de la Loi fondamentale.

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De son côté, le gendarme financier de l'État s'est engagé à programmer le contrôle de la gestion des finances publiques, avec pour objectif de s'assurer que chaque franc est dépensé pour ce dont il a été décaissé. Pour M. Wora Alonda, "il ne s'agit pas seulement de sanctionner ou de pointer du doigt, mais de susciter aussi une culture de gestion de la chose publique et d'accompagner l'Exécutif vers la performance budgétaire".

Quant au juge administratif, il se sait attendu dans sa mission de contrôler la légalité des actes relevant de sa compétence et de protéger les droits des personnes concernées par les décisions administratives. Cela lui permettra de prévenir les difficultés et de corriger les inégalités.

Encore faut-il que ses observations soient entendues et que ses décisions conduisent l'administration à améliorer ses pratiques. Car, au Gabon, l'on a tendance à oublier que la puissance de l'administration n'autorise jamais l'abus et que le pouvoir du juge l'oblige à mesurer les conséquences de ses décisions dans le respect des droits reconnus par la loi.

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