Des scrutins qui, a-t-il indiqué, " ont mis en lumière certaines failles de notre système électoral. Notamment la qualité du fichier électoral, les phénomènes de transhumance politique liés au transport inopportun des électeurs, l'usage abusif des procurations ainsi que l'insuffisance des dispositifs de lutte contre l'abstention". Des dysfonctionnements qui, rappelons nous, avaient été dénoncés en leur temps par plusieurs acteurs politiques et une bonne partie de l'opinion publique nationale. Ce qui avait conduit à l'annulation des opérations de vote dans certaines localités, notamment.
En tout état de cause, le président de la République démontre sa volonté sans cesse renouvelée de consolider le système électoral tout en étant parfaitement à l'écoute de la classe politique nationale. Une détermination en phase avec la Ve République dont les enjeux ne sauraient s'accommoder d'un certain nombre de pratiques ayant, au cours des années écoulées, dénaturé et altéré le sens et la sincérité du vote dans notre pays.
" Il convient désormais d'exploiter les voies et moyens propres à instaurer les réformes et ajustements indispensables au renforcement de la transparence et de la crédibilité de notre loi électorale ", a-t-il souligné.
Une ambition qui, a-t-il laissé sous-entendre, ne saurait se matérialiser sans un engagement véritable des responsables politiques. Lesquels, a-t-il déploré, au cours des récents scrutins, en divers endroits, se sont illustrés par des " postures extrêmes, des ardeurs excessives et des propos véhéments " en réduisant leur engagement " à la seule conquête du pouvoir " au détriment de la " recherche du progrès, du bien et d'un destin collectif ".
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