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Faits divers & Justice

Procédures judiciaires : les OPJ au banc des accusés

Officiers de la Police Judiciaire

Hier, à la faveur d'une nouvelle rencontre avec les officiers de police judiciaire (OPJ) de son giron, le procureur général près la Cour d'appel judiciaire de Libreville n'est pas passé par quatre chemins pour dénoncer un certain nombre de vices portés à sa connaissance. Cela, concernant les dispositions procédurales et les droits humains et libertés fondamentales pas souvent respectés par ces acteurs de la chaîne judiciaire.

Eddy Narcisse Minang, qui tient au respect des dispositions légales, s'est offusqué du fait que de nombreux OPJ, dans le cadre de leurs enquêtes ou investigations, préfèrent agir d'abord et rendre compte ensuite au procureur de la République. Et même de recevoir des ordres venant d'une autorité autre que le maître des poursuites qui, conformément aux dispositions des articles 20 et 40 (alinéa 2) du Code de procédure pénale, assure pourtant la direction de la police judiciaire.

Laquelle consiste à initier, orienter, assimiler et à diriger les enquêtes ainsi que les différentes investigations. "C'est pour cette raison que l'article 39 de la loi précitée fait obligation aux OPJ d'informer le procureur de la République, dès qu'ils ont connaissance d'une infraction qui a été commise. C'est aussi pourquoi, dès la clôture des procès-verbaux, ils doivent les lui faire parvenir", a rappelé M. Minang.

Lequel a fustigé certains comportements qui frisent l'abus d'autorité, mais aussi un copinage qui pousse l'OPJ à dépasser ses compétences légales : il n'est pas bon de se chamailler avec le proche d'un gendarme ou d'un policier, au risque de se retrouver en garde à vue.

Si ce point a retenu l'attention de l'assistance, Eddy Narcisse Minang a également évoqué la question des droits humains et des libertés fondamentales qui doivent être respectés absolument. Ce qui n'est pas toujours le cas au sein des unités judiciaires, a-t-il dénoncé. Non sans brandir la loi pour sanctionner les indélicats.

De même, il a informé les commissariats et brigades de Kango, Cocobeach de ce que leurs procédures ne seront plus reçues au parquet de Libreville. D'autant que, opérationnel depuis le 30 mai 2025, c'est le tribunal de première instance de Ntoum qui a dorénavant compétence sur ces unités.

"Les règles de compétence sont d'ordre public et d'application immédiate", a-t-il souligné.

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