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Faits divers & Justice

Port-Gentil : l'adjudicataire du chantier du lycée Joseph-Ambouroue-Avaro sous pression judiciaire

Un pan du chantier dont l’avancée est compromise

Que reproche-t-on exactement à Arsène Boundzanga ? Arrêté à Port-Gentil par l'antenne locale de la Direction générale des recherches (DGR) sur ordre du procureur de la République, l'entrepreneur gabonais a été écroué, la semaine dernière, à la prison du Château pour détournement présumé d'argent public.

Une accusation liée aux travaux de réhabilitation et d’extension du lycée Joseph Ambouroue-Avaro, octroyés à sa société, King Industry. Les sources judiciaires évoquent un trop perçu de fonds, alors que le chantier n'avancerait pas. Ce que réfute ce compatriote.

En effet, depuis son interpellation jusqu'à son audition devant le parquet, Arsène Boundzanga est resté cohérent dans ses déclarations. L’entrepreneur n'a de cesse de dire que "les travaux sont exécutés quasiment à 70%. Et c'est vérifiable. La somme perçue serait estimée à 1,78 milliard de FCFA sur un marché global réajusté à 3,4 milliards de FCFA. Une rallonge de 900 millions de FCFA aurait été validée pour couvrir les travaux restants, mais les paiements seraient en attente depuis plusieurs mois". Malgré ces affirmations, l'opérateur a été jeté en prison. Alors que, a-t-il toujours clamé, "le retard de paiement déséquilibre la société qui a été obligée de préfinancer une grande partie du chantier. Avec du matériel bloqué à la douane et des fournisseurs qui s’impatientent".

Le projet de réhabilitation et d’extension du lycée Joseph Ambouroue-Avaro a été initié dans l'urgence, dans la foulée des évènements d'août 2023. Les études techniques et l’exécution auraient été menées simultanément, sous la supervision de plusieurs entités. L'opérateur dit avoir sous-estimé l’ampleur du projet lors de la signature du marché, initialement évalué à 2 milliards de FCFA. Ceci justifierait les difficultés actuelles. Sans doute qu'il aurait coûté encore plus cher, au regard des contraintes de transport des matériaux de Libreville à Port-Gentil.

Mais plutôt que de l'écrouer déjà, une expertise indépendante aurait permis de comparer le taux d'exécution au niveau des sommes perçues. "Si on fait une évaluation technique des travaux réalisés, on verra que nous avons exécuté au-delà des montants déjà perçus", plaide M. Boundzanga.

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