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Faits divers & Justice

Orpaillage illégal : une chaîne de corruption mise en cause à Lekoko

Trafiquants et orpailleurs illégaux à lekoko

Les agents dénoncent "la persistance d’un réseau structuré, alimenté par des complicités locales", malgré les actions de terrain régulières. Celle effectuée dans la nuit du 7 au 8 janvier courant a permis d'interpeller sept individus (un Malien et six Congolais) entrés illégalement sur le territoire gabonais, avec l'aide de certains agents véreux chargés pourtant de la surveillance des frontières, en échange d'argent.

Des auxiliaires de commandement seraient aussi impliqués dans ce réseau, en plus d'apporter un soutien logistique aux orpailleurs illicites. Ces pratiques auraient permis aux sites illégaux de se reconstituer systématiquement, après chaque opération de démantèlement.

Le site de Lemagna favoriserait la pratique d'autres activités illégales. Des voix autorisées évoquent des réseaux de prostitution. Des jeunes filles y seraient contraintes à des rapports sexuels, en échange de quelques grammes d’or.

Longtemps dissimulées dans la forêt, ces activités illustreraient donc le caractère tentaculaire d'un réseau qui ne se limiterait pas à l’orpaillage clandestin mais engloberait également le trafic de stupéfiants, l'usage d’armes à feu et la commercialisation de produits prohibés. Bien des personnes pensent que "la répression ne saurait être efficace sans l’éradication totale de la chaîne de complicités, des facilitateurs aux frontières jusqu’aux relais locaux".

Pour les acteurs de la société civile et certains responsables sécuritaires, la lutte contre l’orpaillage illégal ne peut se limiter à des opérations ponctuelles. Elle doit s’accompagner d’enquêtes approfondies, de sanctions exemplaires contre les agents corrompus et d’une responsabilisation stricte des autorités locales impliquées.

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