Aller au contenu principal
Faits divers & Justice

Okondja : un directeur d’école et un lycéen écroués pour viol et détournement de mineures

Auteurs de viol et détournement de mineures

L’antenne provinciale de la direction générale des Recherches (DGR) du Haut-Ogooué a récemment interpellé deux Gabonais de 31 et 19 ans qui ont ensuite été placés sous mandat de dépôt, mercredi dernier, à la prison centrale de Franceville, pour abus sexuels sur mineures.

Il s’agit de D.L.L., directeur de l’école publique d'Ambinda, dans le département de la Sébé-Brikolo (Okondja), et L.D. M., élève en 6e au Lycée Luc Okenkali. Ils sont poursuivis pour des faits présumés de détournement de mineures et viol sur deux mineures de 14 et 12 ans, toutes deux élèves à l'école publique susmentionnée.

Selon les informations recueillies auprès des enquêteurs, les faits remonteraient à plusieurs mois. L'élève de 14 ans aurait été victime d'abus sexuels au domicile de l'enseignant. La jeune fille, aujourd'hui enceinte de plusieurs mois, aurait gardé le silence sous l'effet de menaces. L’affaire aurait été mise au jour par la tante de la victime, dame Nkié, alertée par le changement de physionomie de la jeune fille.

Laquelle aurait alors désigné le responsable de l'établissement comme l'auteur présumé de sa grossesse. Les investigations auraient ensuite permis d’identifier une seconde victime, celle de 12 ans, présentée comme la soeur cadette de l'épouse du directeur, également scolarisée à l'école publique d'Ambinda.

--

À lire aussi : Guiétsou : un adolescent écroué pour agression sexuelle sur mineure

--

Les examens gynécologiques effectués sur la plus jeune des victimes révèlent une activité sexuelle intense entretenue par son frère, le nommé L.D. M., qui est poursuivi dans le cadre de la même procédure judiciaire. Aussi ces révélations ont-elles conduit les familles à saisir la gendarmerie nationale, qui a arrêté les deux suspects.

Interrogés en enquête préliminaire, les mis en cause ont reconnu les faits. Et le directeur d'école de confier : "Je ne sais pas ce qui m'a poussé à le faire, je n'ai pas de mots. Que la justice fasse son travail."

Ce drame met en lumière un phénomène silencieux qui gangrène plusieurs établissements scolaires : la prédation sexuelle. Menaces, chantage affectif et promesses sont les méthodes qui se répètent. Et les victimes, trop jeunes, se taisent par peur ou par honte.

random pub

Sodipresse - Votre distributeur de presse
Petites Annonces
Chaine WhatsApp L'Union
image
Logo