Sensibiliser, c'est bien. Mais donner aux structures sanitaires les moyens de dépister et de traiter, c'est mieux. C’est ce que semble avoir compris Eramet qui, après une étude pilote menée en 2025 dans le Haut-Ogooué, a remis, le 19 octobre dernier, des équipements de diagnostic et de traitement des lésions du col de l’utérus au Centre hospitalier universitaire Amissa de Franceville et à l’Hôpital Marcel Abéké de Moanda.
Pour renforcer les capacités de ces structures sanitaires dans la lutte contre le papillomavirus humain (HPV), principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus, le groupe a notamment fourni un colposcope numérique et un thermocoagulateur. Un premier kit avait déjà été remis au Centre hospitalier universitaire de Libreville durant l’été 2026.
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Pour comprendre la portée de cette initiative, il faut remonter à 2025. Conduite de mars à juin dans les départements de la Lébombi-Léyou et de la Lékoko, l’étude pilote avait permis de dépister plus de 200 femmes âgées de 35 à 65 ans. Résultat : 19 % des femmes testées étaient porteuses du HPV, soit près d’une sur cinq.
Au-delà des équipements, Eramet Comilog prévoit également des kits de tests rapides et une formation des sages-femmes. Le calendrier de déploiement reste toutefois à confirmer.
À travers cette initiative inscrite dans sa démarche de responsabilité sociétale « Act for Positive Mining », le groupe entend contribuer durablement à la prévention et à la prise en charge des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Car si la sensibilisation est indispensable, l’accès effectif au dépistage et aux soins demeure tout aussi déterminant.
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