Dans une volonté d’allier expérience et nouveauté, le gouvernement post-transition présente une architecture de 30 membres, dont le vice-président du gouvernement, Herman Immongault, originaire de la province de l’Ogoouée-Lolo (une première dans l’histoire du pays).
Cette nouvelle équipe qui devra se mettre rapidement au travail voit trois précédents ministres d’État être maintenus à leur poste. Il s’agit du ministre d‘Etat, ministre des Transports, de la Marine Marchande, Chargé de la Logistique
Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, de la ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale Brigitte Onkanowa et la ministre d‘Etat, Ministre de l’Education Nationale et de l’Instruction Civique
Camelia Ntoutoume Leclercq.
Peu satisfait du travail abattu par l’équipe sortante, le chef de l’Etat n’a pas hésité à prendre des mesures fermes.
Finances : des réformes jugées insuffisantes
Dans le prolongement de sa méthode, le président de la République a tranché.
Sous la direction d’Henri-Claude Oyima, le ministère des Finances, du budget, de la lutte contre la vie chère a engagé un certain nombre de réformes qui ont été jugées insuffisantes. Notamment la question du budget, pointé du doigt par les institutions financières internationales. Sans oublier la mise en place de nombreuses taxes, dont la destination des recettes reste inconnue. Pis, la double casquette de l’ancien ministre décriée par la population a poussé le chef de l’Etat à dire « stop ».
Mines : de la lenteur dans l’application des mesures
La sortie de Gilles Nembé du gouvernement peut s’expliquer par cette absence de pragmatisme. Pourtant, avec l’adoption du Code minier, le gouvernement devait aller plus vite dans la mise en œuvre des réformes. Devant ce laxisme, le chef de l’Etat, conscient des attentes des populations s’est montré insatisfait. Le secteur minier échappe encore au contrôle des Gabonais. Avec ce changement à la tête du département, l’ambition est d’aller plus vite.
Justice et Droits de l’Homme : un manque d’équité et une corruption encore trop active
Soucieux de rendre à la justice Gabonaise son indépendance, le président de la République avait fixé le cap en invitant les autorités judiciaires à prendre leurs responsabilités et d’agir en toute indépendance et transparence. Au regard des derniers épisodes, notamment ceux liés au procès du siècle, le chef du gouvernement a décidé de marquer une rupture. De plus, très sensible à la question du respect des droits de l’homme et des conditions d’incarcération dans les maisons d’arrêt, Oligui Nguema n’est pas allé de main morte. Pour lui, le Gabon de la Ve République doit agir en toute responsabilité.
Sport : face au chaos, agir et vite !
La désillusion de l’équipe nationale de football lors de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) a sonné le glas d’une gestion catastrophique du sport dans notre pays. Dans ce sens, la nomination d’un ancien capitaine des Panthères à ce poste de responsabilité, montre la volonté du président de la République d’agir et vite. De la formation, à la détection, en passant par l’encadrement, la construction et l’entretien des installations sportives, Paul Ulrich Kessiany devra se montrer à la hauteur. Le Sport au Gabon, comme l’a rappelé le chef de l’Etat, lors du dernier conseil des ministres, ne doit pas être « un simple divertissement ». De fait, il ne s’agit pas seulement de football, mais de tous les sports, afin de rendre aux Gabonais leur fierté nationale.
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