À Libreville comme dans le reste du pays, des cas d'empoisonnement, entre amis ou en famille, deviennent monnaie courante. Toujours avec mort d'hommes. Comme si ôter la vie à autrui était devenu un jeu banal. Un divertissement macabre.
L'on se souvient de cet empoisonnement volontaire ayant défrayé la chronique à Nzeng-Ayong-Lac, où un père, suite à un conflit conjugal, avait décidé d'éradiquer sa progéniture en y mettant de la "mort aux rats" dans un mets. Tuant sur le coup ses 3 enfants, et ratant de peu leur mère. Sa femme.
Mi-juin en cours – et la liste n'est pas exhaustive –, c'était au tour du jeune Verlain N'ang Obama – étudiant à l'École normale supérieure de l’enseignement technique (ENSET) –, de passer de vie à trépas par ce moyen sournois, devenu le canal approprié pour rayer, mais imparablement, les autres de la carte des vivants. Par jalousie, règlement de comptes ou pour des "raisons occultes".
Il avait partagé un verre avec des "amis" dans un bar du quartier "Derrière-la-prison". Sans imaginer que c'était le dernier. Son jumeau l'échappera de justesse après une cure de soins intensifs dans une structure sanitaire de Libreville.
Les cas d'empoisonnement arrivent souvent dans des moments de confusion ou d'euphorie. Lorsqu'on baisse la garde, de vigilance. Du coup, lorsque survient le drame, il est très souvent difficile de démêler les fils de l'écheveau. D'identifier le ou les coupables de cette félonie funeste.
Le Code pénal prévoit des peines pour tous ceux qui ôtent la vie par empoisonnement. Mais combien en sont inquiétés ? Leur mode opératoire étant fait de malice. Et comment y échapper, puisque, à la manoeuvre, le plus souvent sont des gens pour qui on ne nourrit aucun doute. Donc des proches…
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