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Politique

L'Université internationale Brice Clotaire Oligui Nguema

Université Brice Clotaire Oligui Nguema

Une nouvelle page de l'histoire de l'enseignement supérieur au Gabon s'est ouverte hier. Le chef de l'Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, a procédé à l'inauguration de l'Université éponyme du Cap Estérias, dans le 2e arrondissement de la commune d'Akanda, au nord de Libreville. Son campus devra accueillir, pour cette année, près de 1 500 étudiants et 150 enseignants-chercheurs.

À l’occasion de ce grand moment chargé d'histoire et de symboles, plusieurs discours ont été prononcés pour marquer le coup avant le dévoilement du nom de cette université.

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Ainsi, premier à prendre la parole, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Charles Edgar Mombo qui a inscrit cette inauguration dans une dynamique nationale. "Près de 22 millards de FCFA ont été mobilisés depuis 2023 pour la modernisation de l'Enseignement supérieur au Gabon", a-t-il précisé.

Pour le membre du gouvernement, l'ouverture de l'Université Brice Clotaire Oligui Nguema du Cap Estérias doit s'accompagner d'un changement de mentalités. S'adressant à la communauté universitaire, il a interpellé : "Cette université est un don du chef de l'État, elle mérite propreté, respect et responsabilité. Vous avez l'obligation de résultats, soyez-en dignes".

Quant à l'édile de la commune d'Akanda, Michel Léandre Delbrah Ndassy, il a relevé les retombées attendues pour sa circonscription administrative. "Ce projet désenclave le Cap Estérias. Il offre de nouvelles perspectives d'emplois directs et indirects et ouvre des perspectives de développement pour notre jeunesse", a-t-il déclaré. Non sans préciser que la collectivité locale prévoit un accompagnement pour l'insertion des étudiants et le développement des activités économiques autour du campus et ses environs.

Le principal conducteur du projet n'aura pas manqué de présenter les infrastructures livrées : 12 bâtiments pédagogiques, 8 laboratoires spécialisés, 4 amphithéâtres de 500 places, 2 cités universitaires de 1500 places, une bibliothèque centrale et des espaces sportifs. "Nous avons conçu un campus fonctionnel, écologique et sécurisé. En deux ans, grâce à votre vision et votre implication personnelle, le pari a été tenu", a-t-il affirmé.

À ce jour, trois établissements sont opérationnels, à savoir la Faculté des sciences de l'éducation, l'École supérieure du tourisme et l'Institut supérieur de technologie (IST). Créé il y a 30 ans, l'IST disposera pour la première fois de locaux propres. "C'est une réparation historique", a-t-il précisé. D'autres filières sont prévues lors des prochaines phases d'extension, notamment dans les domaines des sciences, des technologies et de la santé.

Concernant le représentant des étudiants, il a exprimé la reconnaissance des siens à l'endroit du numéro un gabonais pour avoir réalisé sa promesse. Il a également formulé une doléance sur la mise en place urgente d'un système de transport public pour faciliter le déplacement des étudiants venant de Libreville et des communes environnantes.

À noter que, lancés le 30 octobre 2008, les travaux avaient été interrompus en 2011. Avant qu'ils ne soient relancés en 2024 dans le cadre du programme d'urgence pour l'Enseignement supérieur. Si près de 4 000 étudiants sont attendus pour la phase 1, le campus devrait accueillir 12 000 à terme.

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