Du 5 au 9 octobre, Libreville abrite l' Atelier régional de formation pratique et de mentorat pour l'agro-entrepreneuriat vert des jeunes du Bassin du Congo. Une initiative de l' organisation internationale de la Francophonie ( OIF ), en partenariat avec la solution d' incubation et d'innovation agricole et d'élevage (SIIAG). Durant 5 jours, une trentaine de jeunes venus du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale, de la République centrafricaine et de la République démocratique du Congo sont réunis autour d’un même enjeu: faire émerger une nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles capables de conjuguer performance économique et préservation de l’environnement.
Pour les organisateurs, l’agriculture ne doit plus être considérée comme une simple activité de subsistance. "L’agriculteur est un entrepreneur, l’exploitation agricole est une entreprise", a rappelé le représentant de l’État gabonais, soulignant la nécessité de regarder l’ensemble de la chaîne de valeur, "du champ à l’assiette": production, transformation, stockage, logistique, financement et commercialisation.
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Le Gabon entend ainsi favoriser l’émergence d’agro-entrepreneurs capables de produire, mais également d’innover, de comprendre les marchés et de créer des emplois. Une ambition qui passe notamment par un meilleur accès à la terre, au financement, à la formation, aux technologies, aux infrastructures et aux marchés.
Autre priorité: inscrire cette transformation dans une démarche durable. Dans le Bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète, la protection des ressources naturelles est présentée non comme une contrainte, mais comme un avantage économique et compétitif. Agroécologie, agroforesterie, bio-intrants, irrigation durable, innovations agroclimatiques ou encore valorisation des déchets agricoles figurent parmi les solutions mises en avant.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du projet 19 de l’OIF, consacré au soutien aux initiatives environnementales dans le Bassin du Congo, avec l’appui de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable.
Au-delà des connaissances techniques, l’atelier ambitionne surtout de faire naître des projets concrets. Aux jeunes participants, le message est clair: ne pas repartir uniquement avec des connaissances, mais avec des projets plus solides, des modèles économiques viables et des idées d’innovation.
L’impact de la formation sera ainsi mesuré demain à l’aune des entreprises créées, des emplois générés, des innovations déployées et des territoires transformés.
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