La grève qui paralyse le secteur éducatif gabonais a pris une tournure judiciaire, avec l’incarcération de deux figures syndicales. Marcel Libama, porte-parole du mouvement SOS Éducation, et Simon Ndong Edzo, cadre du syndicat autonome des enseignants du Gabon (SAEG), ont été placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville, ce mercredi 21 janvier 2026.
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Leurs interpellations par la direction générale des Recherches (DGR) sont intervenues les 19 et 20 janvier courant. Marcel Libama a été appréhendé à l’aéroport de Libreville alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Port-Gentil. Simon Ndong Edzo a été arrêté à son domicile, dans la capitale gabonaise.
Déférés devant le procureur de la République, les deux hommes ont été inculpés pour les motifs de troubles à l’ordre public. Leur jugement est attendu dans un délai d’un mois, a fait savoir une source judiciaire proche du dossier.
Ces arrestations surviennent dans un contexte de crise sociale aiguë, où un mouvement de grève affecte durablement les écoles du pays. Les syndicats dénoncent une volonté de museler leur action, voyant dans ces incarcérations une escalade répressive du gouvernement.
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À l’inverse, les autorités semblent vouloir faire appliquer le droit face à un conflit qui semblerait s’éloigner de l’objectif. L’emprisonnement de ces leaders ne risque-t-il pas d’attiser les tensions et de radicaliser les positions, compliquant davantage la recherche d’une issue à la crise éducative qui secoue le Gabon ?
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