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Économie

Les Librevillois à la recherche de gaz et d'essence : une pénurie qui interroge

Bouteilles de gaz dans une station service

" Nous venons tout juste de recevoir des bouteilles de gaz et sur une soixantaine de bouteilles reçues, quarante sont déjà parties". Quelques instants plus tard, le stock s'est évaporé. Dans ce point de vente, comme dans beaucoup d’autres, la livraison tant attendue n’aura représenté qu’une brève éclaircie.

Pourtant, il y a une explication à cette crise. Depuis quelques jours, les commandes s'accumulent et les délais s’étirent. Habituellement, le réapprovisionnement est une affaire de 24 heures. Maintenant, il faut attendre deux semaines et demie avant d'être servi.

Hier, comme depuis quelques jours, c’est une course contre la montre. L’annonce de l’arrivée du gaz agit comme un aimant. À peine le camion déchargé, le bouche-à-oreille attire ceux qui sont dans le besoin. "Les gens savent qu’ici il y a un peu de gaz, ils vont forcément se rabattre vers nous", confie un des gérants, presque résigné devant l'épuisement imminent de ses réserves. Derrière ces chiffres (une soixantaine de bouteilles pour des centaines de foyers), se cache une réalité domestique qui commence à énerver. Dans les cuisines, les feux s'éteignent. Pour les familles, l’absence de gaz signifie le retour forcé au charbon, au bois ou l'impossibilité de préparer des repas chauds.

Cette pénurie, en réalité, interroge sur la chaîne d'approvisionnement en gaz et essence. Les leçons des précédents incidents relevés en 2020 et 2023 (lire ci-dessus) ne semblent pas avoir été retenues. Le moindre grain de sable suffit encore à gripper la machine.

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