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Société & Culture

Insalubrité : Hermann Immongault donne trois mois aux maires pour tout nettoyer

Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault lors de l’échange avec les maires.

Le Grand Libreville croule sous les ordures. Dans les quartiers comme aux grands carrefours, les tas d’immondices s’accumulent au mépris du calendrier de ramassage. À ciel ouvert, les déchets attirent chiens errants, rats et autres nuisibles. Les habitants composent avec un décor urbain qui se dégrade, l’incivisme d’une partie des populations et de certains opérateurs économiques. Face à cette situation, le gouvernement veut désormais passer la vitesse supérieure et donne trois mois aux communes pour inverser la tendance.

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"Nous sommes en guerre !", a lancé, le 15 septembre, le vice-président du gouvernement (VPG) aux maires de Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum, réunis autour du Plan d’action intercommunale. Hermann Immongault n’a pas choisi la langue de bois pour s’adresser à eux. "Janvier 2027, Libreville, Akanda, Owendo, Ntoum, doivent avoir un visage différent", a-t-il exigé. L’ultimatum intervient alors que les pouvoirs publics ne sont pas à leur première offensive contre l’insalubrité. Mais pour Hermann Immongault, qui appelle à des actions de court terme, cette fois doit être différente. Une exigence qu’il inscrit dans l’esprit de la Ve République, fondée, selon lui, sur "la nouveauté, l’initiative et le courage".

"Vous êtes les maires de la Ve République. Vos actions doivent correspondre aux ambitions du chef de l’État", leur a-t-il rappelé. "Quand le chef de l’État dit je ne veux plus de bacs à ordures dans la ville, ça doit passer en actions immédiatement", a-t-il martelé. Au-delà du ramassage, c’est donc la question de l’autorité municipale qui est posée. Le VPG presse les exécutifs locaux de déployer leurs brigades et de faire appliquer les sanctions contre les comportements qui dégradent l’espace public.

"Quand on dit qu'on doit sanctionner, pourquoi vous traînez", a-t-il lâché renvoyant les maires sur le terrain. "Où sont vos personnels dans les rues ? Où sont ces brigades, vous attendez quoi pour les déployer ? Lorsqu'on aura une masse critique de personnes sanctionnées, d'opérateurs économiques sanctionnés, les gens comprendront", a-t-il insisté.

Le compte à rebours est donc lancé. Trois mois pour nettoyer, sanctionner et, surtout, prouver que les décisions publiques peuvent se traduire rapidement sur le terrain.

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