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Provinces

Grève des enseignants : paralysie à Oyem, Tchibanga et Franceville

Lycées déserts à Franceville, élèves déambulant à Oyem

Du lycée d'État Richard Nguema- Bekale (LERNB), au CES Édouard Ekogha-Mengue, en passant par l'École provinciale d'Oyem (EPO) et bien d'autres établissements scolaires de la commune, aucune activité pédagogique n'était perceptible à leur passage. Seuls les élèves déambulaient ici et là faute d'être reçus par leurs enseignants.

Afin d'éviter des attroupements et une longue attente au sein et aux abords des établissements, les responsables de ces structures scolaires ont été obligés de demander à leurs élèves de rentrer tranquillement à la maison. "Tant que les principaux points de notre cahier de revendications ne trouveront pas de solution, nous ne retournerons pas en classe", a confié un des membres de "SOS Éducation" à nos reporters.

Cas quasi-identique dans les bassins pédagogiques de la Nyanga, comme à Tchibanga où il y a eu la levée des couleurs lundi matin en présence du directeur d'Académie provinciale, Jean Paul Moukendou. Ce dernier a ensuite effectué une tournée au sein des différents établissements de la commune pour se rendre compte de la non-reprise des cours en ce jour de rentrée des classes. Hier également ,les élèves sont repartis chez eux sans avoir eu cours. Leurs enseignants, eux, observaient leurs piquets de grève aux abords des établissements.

Situation par contre contrastée à Port-Gentil, la capitale économique. Dans les établissements du primaire, les cours se déroulaient normalement hier lors du passage de l'équipe de L'Union. Enseignants et élèves étaient bien présents dans les salles de classe, signe que les instituteurs n'ont pas suivi le mouvement de grève. Une situation que certains grévistes regrettent, estimant que si les retombées sont positives, c'est l'ensemble du secteur éducatif qui en sera bénéficiaire. En revanche, dans le secondaire, la grève est largement observée. Plusieurs établissements visités avaient leurs portails clos, témoignant de l'adhésion des enseignants à ce mouvement de protestation.

À Franceville, chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, ce mouvement d'humeur des enseignants est largement suivi. Depuis lundi, de nombreux établissements secondaires tournent au ralenti, plongeant le système éducatif local dans une situation préoccupante.

Du lycée Eugène Marcel-Amogho au lycée d’Excellence, en passant par le lycée technique Agathe-Obendze ou le lycée Mamadou-Lewo, le constat est pareil : une majorité d’enseignants titulaires observent strictement le mot d’ordre de grève de ''SOS Éducation''. Les salles de classe, autrefois animées, sont désertes, laissant les élèves du premier et du second cycle livrés à euxmêmes.

Ici, seuls les enseignants vacataires et stagiaires assurent encore quelques cours, principalement au profit des élèves du premier cycle. Une solution partielle qui ne suffit cependant pas à combler le vide laissé par les enseignants permanents, ni à garantir la continuité pédagogique dans des conditions normales.

Du côté des enseignant s grévistes, le ton reste ferme. Ils affirment maintenir leur mouvement jusqu’à l’obtention de décisions fortes et concrètes de la part du gouvernement. Pour eux, il ne s’agit pas d’un simple arrêt de travail, mais d’un cri d’alarme face à des problèmes (revendications salariales, régularisation des situations administratives…) qui perdurent

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