Cette continuité se manifeste au sommet de l’exécutif où les trois postes de ministres d’État sont maintenus, mais non sans réajustements. Ulrich Manfoumbi Manfoumbi conserve son statut de ministre d’État en charge des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, confirmant la centralité de ce portefeuille dans la dynamique économique et infrastructurelle du pays. Brigitte Onkanowa reste ministre de la Défense nationale et voit son poids politique renforcé par sa promotion au rang de ministre d’État. Quant à Camelia Ntoutoume- Leclercq, son portefeuille est redimensionné. Elle devient ministre d’État de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, la formation professionnelle étant désormais rattachée au ministère du Travail, signe d’une volonté de mieux articuler formation et emploi.
Outre Hermann Immongault élevé au rang de vice-président du gouvernement, les douze (12) autres ministres maintenus ont, selon les cas, conservé leurs portefeuilles ou été mutés. Une configuration qui traduit la volonté du chef de l’État d’assurer un suivi rigoureux des dossiers en cours, tout en procédant à des ajustements ciblés. Mais ce choix de la continuité n’est pas sans enjeux.
Pour une opinion publique en quête de changements tangibles, ces reconductions imposent une obligation de résultats renforcée. Les ministres maintenus, désormais installés dans la durée, ne pourront plus invoquer l’excuse de la Transition. Leur crédibilité se jouera sur leur capacité à traduire les réformes annoncées en améliorations concrètes pour les populations.
Entre stabilité institutionnelle et exigence de performance, le nouveau gouvernement avance ainsi sur une ligne de crête, sous le regard attentif des Gabonais.
random pub
