S'il est prématuré de cerner les contours de la méthode du gouvernement, plus de deux semaines après sa mise en place, certaines caractéristiques se dégagent néanmoins à l'analyse de sa gestion de la crise qui secoue le secteur éducatif.
Le moins que l'on puisse dire est que la nouvelle équipe a agi avec célérité en conviant, très tôt, les partenaires sociaux à la table des négociations. Cette réactivité, perçue comme un signal fort, témoigne d'une approche pragmatique privilégiant la concertation, le dialogue et l'écoute à l'épreuve de force. Avec la volonté d'anticiper d'éventuelles tensions dans d'autres pans de l'administration. C'est en ce sens que les mesures concrètes obtenues par les enseignants, entre autres les régularisations de 4 000 situations administratives (titularisations, avancements automatiques, reclassements après stages), seront également "étendues à l'ensemble des agents publics de l'État, notamment au personnel de la Santé, conformément aux instructions du chef de l'État, Brice Clotaire Oligui Nguema", a indiqué le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault.
Parallèlement, les membres du gouvernement ont élaboré leur feuille de route des cent (100) jours, "précisant les priorités immédiates, les actions à engager, celles déjà lancées et leur niveau d'exécution, les responsables désignés ainsi que les résultats attendus". Toute chose qui devrait être assortie à la proposition d'un "contrat de performance ministériel, avec d'indicateurs clairs, mesurables et vérifiables, strictement alignés sur le Plan national de croissance et de développement (PNCD) et les engagements présidentiels".
Autant dire que la rapidité d'action s'accompagne d'une exigence des résultats.
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