Le gouvernement français passe à l’acte. Depuis la semaine dernière, l’accès aux réseaux sociaux est interdit aux mineurs de moins de 15 ans sans consentement parental vérifié. TikTok, Instagram, Snapchat, X : tous sont concernés.
Une mesure présentée comme "de protection" mais qui fait déjà beaucoup de bruit. Comment ça marche ? La loi impose aux plateformes un "contrôle d’âge renforcé". Fini la simple case "j’ai 18 ans".
La vérification de l’âge est obligatoire : pièce d’identité, reconnaissance faciale avec estimation d’âge, ou validation via France-Connect.
Pour les 13-14 ans, un parent doit donner son accord et pourra couper l’accès à distance. Par contre c’est blocage total pour les -13 ans et pour les 13-14 ans sans accord. L'amende ira jusqu’à 1 million d’euros (665 milllions de francs) d’amende pour les plateformes qui ne joueront pas le jeu. L'objectif affiché par le gouvernement français est de protéger les plus jeunes du harcèlement, des contenus inappropriés et de l’addiction aux écrans. Mais entre protection et censure, le débat est lancé.
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Les critiques pointent principalement trois risques : d'abord, l’effet "interdit" qui peut inciter à la curiosité. Les adolescents vont peut-être contourner avec des VPN et des faux comptes. Ensuite, la vie privée peut être mise en danger. Faire scanner sa carte d’identité pour aller sur Instagram pose question sur la conservation des données personnelles. Puis, le problème de l’isolement social qu’évoquent certaines associations. Pour beaucoup de collégiens, les réseaux sont le principal lieu d’échange. Les couper, c’est les en exclure.
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