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Société & Culture

Enseignement supérieur : les établissements privés face au défi de la qualité

Officiels, promoteurs de l’enseignement privé et invités.

Quelle formation pour quels débouchés ? La question a marqué la première rentrée solennelle, sous le signe de la qualité, des établissements membres de la Conférence des grandes écoles et universités privées (CGEUP), organisée vendredi à l'Université Libreville Nord (ULN), en présence du ministre de l'Enseignement supérieur, Pr Charles Edgar Mombo.

Après la procession, la prière et l'hymne national "La Concorde", l'ULN a présenté ses filières : ingénierie, sciences exactes et technologiques, management de la santé, sciences économiques, hôtellerie-restauration, droit et innovations numériques.

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Le président fondateur de l'ULN, Pacôme Itsana, a salué la présence du ministre de tutelle. Une première pour son établissement. Il a exhorté les étudiants à la rigueur, au respect et à la persévérance, afin de devenir des jeunes compétents, en phase avec les attentes des entreprises.

Un objectif partagé par les 64 établissements reconnus par l'État et regroupés au sein de la CGEUP présidée par le Pr Jean-Louis Nkoulou Nkoulou, qui a insisté sur leur contribution à la diversification des formations et à l'accès aux études partout au Gabon.

Il est également revenu sur le plan stratégique 2021-2027 de la CGEUP qui vise l'excellence académique, l'attractivité des formations et le rapprochement avec le monde économique, tout en faisant de l'insertion professionnelle une priorité.

Preuve, pour soutenir les familles, la CGEUP a signé une convention avec Ecobank et prépare un accord avec Moov Money. M.Nkoukou Nkoulou a toutefois alerté sur les retards de paiement de l'État, principal partenaire, et sollicité l'appui du ministre. Cette ambition a trouvé un écho dans la leçon inaugurale du Pr Bonaventure Mvé Ondo, ancien recteur de l'UOB, sur le thème "Professionnalisation et diversification des formations : quel enseignement supérieur privé pour quelle société ?".

Pour le Pr Mve Ondo, "La qualité ne peut pas être simplement proclamée. Elle doit être démontrée". En effet, le Gabon a besoin de femmes et d'hommes capables de transformer les connaissances acquises en solutions concrètes. Toute chose qui suppose des enseignants qualifiés, des équipements adaptés, des stages formateurs et des filières répondant aux besoins territoriaux et économiques. Cela, afin que la diversification ne se réduise pas à la multiplication des formations à la mode du moment.

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